1. Le développement est aussi l'affaire du secteur privé
En complémentarité des nombreux projets d'aide publique internationale, Computers For Africa International souhaite promouvoir l'essor du
secteur privé en Afrique subsaharienne, en fournissant du matériel (et/ou des conseils) informatique aux indépendants
désireux de se lancer dans la création d'une entreprise. Utiliser les résultats tangibles de l'aide internationale dans le
secteur public (l'éducation) ainsi que la manne sous-exploitée de la créativité africaine (les entreprises du continent), tel
est l'objectif de l'association.
Comptabilité, (web)design, correspondance, recherche, il existe une pléthore de domaines d'activité qui ne demandent qu'un
outillage informatique pour pouvoir pleinement s'exprimer. Mais l'informatique reste encore financièrement inabordable pour
la majorité des Africains : combler ces besoins permettrait au secteur privé de se développer, et aux entreprises de créer
des emplois.
Computers For Africa International cherche avant tout à expédier du matériel informatique sur le continent. Sur présentation et acceptation
d'un dossier, l'entreprise pourra se faire livrer un ordinateur et/ou des composants et périphériques d'ordinateur
(imprimante, scanner, etc.).
Nouveautés de l'approche
La responsabilité personnelle impliquant le receveur et l'éthique liant le donneur sont au coeur du projet Computers For Africa International,
comme c'est la norme aujourd'hui dans toutes les associations d'aide internationale modernes.
Mais le dynamisme et l'image dont est porteur le projet sont une nouveauté en soi : bien que l'informatique ne soit plus une
nouvelle technologie en tant que tel, elle reste le secteur d'activité le plus important au monde. Les donneurs peuvent non
seulement participer à promouvoir le développement en Afrique, mais le faire en investissant dans une activité porteuse et
moderne. Plus encore, ce type d'action contribue à favoriser le recyclage d'un matériel qui, sans cela, serait détruit ;
l'approche, bien que portée vers le tangible, est aussi globale que possible.
Le projet permet aussi bien au mécène qu'au receveur de l'aide de s'engager de manière volontaire et énergique dans les
problématiques et défis contemporains.
2. L'Afrique, une diversité et une opportunité
On a tendance à sous-évaluer le dynamisme du continent africain. Cependant, ces dernières années, des investisseurs ont
estimé qu'un potentiel subsaharien existait : avec des investissements se chiffrant en milliards, la main-d'oeuvre chinoise
suit les capitaux affluant de l'Empire du Milieu. Il y a de quoi se demander si la timidité occidentale se justifie. Le Ghana,
qui a connu une croissance du PIB de 5% en 2003 et 2004, importe tant depuis la Chine que cette dernière est devenue en
quelques années son deuxième fournisseur, derrière l'ensemble de l'UE. La Chine est également la troisième provenance des
imports de l'Afrique du Sud, un pays qui a maintenu une croissance élevée (plus de 3%) toutes ces dernières années.
D'autre part, l'écrasante majorité des pays d'Afrique subsaharienne continentale (plus de 35) sont membres de l'OMC : la
recherche du développement par le commerce est réelle sur ce continent, avec des lobbys actifs militant pour l'ouverture de
nouveaux marchés.
3. Comment contribuer ?
Pour mener à bien ce projet, Computers For Africa International recherche du matériel très courant sous nos latitudes, car les entreprises
renouvelant leur parc informatique sont légions. Et pour éviter que tout ce matériel ne finisse détruit, Computers For Africa International le
récupère, et le répare si nécessaire. Tous les dons en nature sont donc les bienvenus.
De plus, Computers For Africa International stocke, expédie et alloue sur dossier ce matériel jusqu'en Afrique ; il est vital pour
l'association de pouvoir financer ses actions. L'aide financière est le deuxième versant de cette initiative, qui est tout
aussi essentiel que le premier.
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