Elections de l'exécutif genevois : Khalil Gibran ou Paul Aymon ?

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psykotik
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Elections de l'exécutif genevois : Khalil Gibran ou Paul Aymon ?

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Sauvegarde de l'article ici, qui pourrait être enlevé du site originel. Source : http://www.tdg.ch/tghome/toute_l_info_t ... 8_10_.html
Paul Aymon, alias le "prophète", seul contre tous

Indépendant - Il veut lutter contre le "vol autorisé des caisses maladie".

marc lalive d'epinay
Publié le 29 octobre 2005

Pour se faire tirer le portrait Paul Aymon voulait un lieu hautement symbolique. "Le mur des lamentations... heu... des réformateurs!" Un lapsus qui remet illico la candidature du "prophète" a sa juste place: une candidature loufoque.

Et il ne s'en cache pas. Car dans cette course au Conseil d'Etat, Paul Aymon ne fait pas franchement figure de favori. Mais peu lui chaut. "L'important, c'est de participer", lâche-t-il, laconique.

Chef de file de l'"Alliance contre le vol autorisé des assurances maladie", dont il est pour l'instant le seul et unique membre, Paul Aymon a décidé de se présenter à l'élection du 13 novembre prochain le jour où un préposé de l'Office des poursuites lui a remis un commandement de payer pour des factures en souffrance. "Les assurances maladie sont trop chères; beaucoup de gens, dont je fais partie, n'ont pas les moyens de dépenser 300 ou 400 francs par mois". Ce qui ne l'a pas empêché de débourser 3000 francs à fonds perdu pour cette élection. Le prix de l'inscription.

A 62 ans, il n'en est pas à sa première candidature. En mars 1981, il s'était présenté à l'élection du Conseil d'Etat valaisan. A l'époque, Paul Aymon, dit Paul Sierre, éphémère patron du défunt "Parti conservateur religieux", avait récolté 420 voix. Un score et une campagne qui le font encore marrer. Un farfelue, Aymon? "Si on peut plus rigoler!", explique-t-il le plus sérieusement du monde. Car le monsieur n'est pas à un paradoxe près. Il est comme ça Paul Aymon: entier quoique un peu cabossé, drôle mais pas trop, touchant et déroutant. Voire un poil roublard, ascendant hâbleur. Comme lorsqu'il aborde son rapide passage à la Légion étrangère. "Du côté de Marseille, mais je ne suis pas autorisé à en dire plus...".

Aymon nous les uns les autres

Son programme électoral tient, lui, en peu de mots: "des loyers modérés pour tous, la construction rapide de 100 000 logements et de la danse gratuite dans tous les établissements publics." Il est plus prolixe sur sa vie et son parcours "politique". La veste prise lors de l'élection valaisanne de 1981? "Pas grave. J'étais d'ailleurs complément ivre... ça ira mieux cette fois-ci".

Qu'à cela ne tienne. Après une traversée du désert politique de 24 ans, le revoilà donc candidat au poste de conseiller d'Etat, à Genève cette fois-ci. Avec pour slogan: "1er janvier 2006: pharmaciens, médecins, dentistes... En Suisse, les mêmes prix qu'en France!" Un mot d'ordre qui lui a d'ailleurs valu lors d'un débat télévisé sur la TSR cette réponse perfide du docteur Unger: "voilà en tout cas trois professions qui ne voteront pas pour vous...".

Pas rancunier pour un sou "Paulo", "comme m'appellent mes copains", voue une admiration sans borne au patron de la santé. Une dévotion qui remonte à l'époque où Paul Aymon étaitm chauffeur-coursier au Départe ment de l'action sociale et de la santé. Vingt années de bons et loyaux services récompensés en 2004 par une retraite anticipée.

Avant cela, il fut vigneron en Valais au côté de son père, chauffagiste, puis un peu architecte, tout en ayant tâté de la "cloche"; entre 20 et 25 ans, il a longtemps dormi sous les ponts "à Paris" puis dans une cave "au boulevard de la Cluse". Au-jourd'hui, il habite dans un petit pavillon à Ville-la-Grand, de l'autre côté de la frontière. "J'ai quand même une adresse à Genève".

Pour l'heure, il se dit confiant et surtout conscient que ses chances d'accéder à la fonction suprême sont proches de zéro. "Peu importe", lâche-t-il guilleret, déjà tout étonné du battage médiatique qu'a suscité sa candidature. De toute manière, pour ce mystique, la vérité est ailleurs. L'autoproclamé prophète a découvert Dieu et ne jure dorénavant que par lui. "Le 13 novembre, je verrai bien si je suis un vrai prophète ou un charlatan".
Bio express

Naissance: le 13 janvier 1944 à Chippis en Valais. Il effectue sa scolarité chez les missionnaires.
A 12 ans: premier rêve prémonitoire.
A 22 ans: premier voyage extracorporel.
En 1968, il publie son premier et unique livre, un recueil de pensée philosophique intitulé "Notre pensée sera plus forte que Mao".
Il est père de deux filles.
Il a travaillé au DASS de 1984 à 2004 comme coursier. (mle)

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