15.02.08 : Si la décision de l’Office des migrations était étonnante, le nombre de participants qui se sont rendus à la Vue des Alpes l’était tout autant ! Alors qu’étaient attendue une vingtaine de personnes, plus du double a fait le déplacement dans ce petit hameau, pour rappeler combien la situation de Révérien lui tenait à coeur. Ils étaient trop nombreux pour tous les retenir, mais on citer les présences de Mme John-Calame, MM. Berberat, Cuche, Favre, qui ont tous fait le déplacement pour rappeler que les hommes et femmes politiques sont derrière lui. Plus étonnant, M. Yvan Perrin avait lui aussi fait le déplacement; l’un des principaux défenseurs de la récente loi sur l’asile, avec de nouvelles dispositions qui devaient permettre (selon les champions de ladite loi) à des cas comme celui de Révérien d’être acceptés plus facilement, a tenu ainsi les différents engagements renouvelés à plusieurs reprises. Un signal fort, à n’en pas douter.
13.02.08 : La réponse de l’Office des migrations suisse est connue depuis hier : c’est un préavis négatif, au grand étonnement de tous. Malgré les assurances politiques et administratives que Révérien pourrait obtenir un permis B humanitaire, l’instance fédérale décisionnaire en matière d’asile a refusé ce qui semblait, au vu du parcours de Révérien et des nouvelles dispositions légales, largement acquis.
Au-delà de la légalité d’une telle décision (il est encore trop tôt pour aborder cette question, car la position n’est pas définitive), l’inhumanité d’un tel jugement frappe tous les appuis de Révérien : si une personne, qui a été dépossédée de toute sa famille, a été gravement blessée et ne peut raisonnablement pas retourner dans son pays, n’a pas le droit à l’asile en Suisse, on se demande qui y a le droit. Le comité, le canton de Neuchâtel, Révérien et son avocate vont se pencher sur les suites légales (ou autres) à apporter la sentence de l’Office.
Demain 14 février, à l’initiative d’un grand magazine romand, une photo d’un certain nombre de supporter de Révérien sera prise sur le parking de la Vue des Alpes, à 13h. Si vos disponibilités vous le permettent, vous êtes le bienvenu !
Nous vous tiendrons informés ici-même de la suite de l’affaire.
Révérien Rurangwa est un Rwandais qui n’est théoriquement plus menacé d’expulsion du territoire suisse. Mais dans une hypocrisie extraordinaire, la Suisse refuse de lui accorder des papiers d’établissement définitif, ce qui l’oblige à renouveler son permis temporaire tous les six mois, l’empêche de travailler, d’obtenir un diplôme (dont il a déjà suivi les cours), bref, l’empêche de vivre.

Vous pouvez consulter une interview de Révérien.
L’objectif du comité est de stabiliser la situation de Révérien qui, bien qu’ayant survécu à la mort des 43 membres de sa famille, a le moral particulièrement éprouvé après 8 longues années sans savoir quelle direction peut prendre sa vie.
13 octobre 2007, “Le mouton noir, maintenant c’est moi”, L’Express/Impartial Download
4 juillet 2007, “Mon psy, c’est l’écriture”, L’Express/Impartial Download
1er juin 2007, “L’errance neuchâteloise d’une mémoire du génocide Rwandais”, Le Courrier consulter
8 mai 2007, “Pétition pour Révérien”, L’impartial Consulter
17 avril 2007, “toujours pas d’asile pour Révérien Rurangwa, le “génocidé” rwandais”, 24 heures Download
TrackBack | RSS 2.0 des commentaires
Bonjour Révérien, je ne sais pas si vous allez encore sur ce site mais j’ai vraiment besoin de vous. Je vous avais contacté par message sur facebook car je fais mon travail de maturité sur le génocide du Rwanda et vous aviez accepté de me rencontrer. Mais je n’ai plus de nouvelle.. Vous êtes une partie clé de mon travail et je tiens vraiment à vous rencontrer.
Salutations
ce qui c’est passé me touche enormement je ne comprends pas kommen on peut faiire du mal autour de soi, comment les prètres et soeurs peuvent vous dire aimés vous les uns les autres au lieu de sauver kelke personne….. Je sais qu’il y a un DIEU ET KE TOUT CES GENS LE PAYERON…..
Bonjour Révérien,
Je viens de lire votre témoignage poignant et je ne peux m’empêcher de vous écrire afin de vous dire à quel point votre histoire et votre souffrance m’ont bouleversé. Vous avez écrit ce livre il y a quatre ans, je le découvre seulement aujourd’hui… Et je me demande aussi ce que vous devenez. Êtes-vous toujours en Suisse? J’espère que votre statut de réfugié a été reconnu. Je prie pour vous afin que vous trouviez la paix. Bien sûr,votre souffrance me dépasse, mais sachez que je pense à vous de tout coeur. J’admire votre courage.Votre lutte pour la survie sans céder à un désir légitime de vengeance est remarquable. Et je suis persuadée que comme vous le dites à la fin de votre livre, vous pourrez retrouver vos êtres chers et Dieu vous fera justice. J’espère avoir de vos nouvelles, peut-être une réponse à ce message…
Avec toute mon amitié
Lydie
J’ai lu votre livre, et je ne pourrai pas d’écrire les sentiments qui m’ont alors envahis, et je n’ose imginais ce que vous avez pu vivre. Mais, s’il y a bien une chose que m’a apprise ma courte vie, c’est qu’il ne faut jamais abandonner, toujours se battre pour atteindre le but que l’on c’est atteint. Même si le morale n’est pas toujours au beau fix, il faut se souvenir, il faut que vous vous souveniez, que si vous êtes toujours en vie, alors ne soyez pas triste, mais rappelez vous toujours des meilleurs moment de votre vie, et vivez pleinement une vie pleine de bonheur, car c’est seulement quand c’est fini, quand la vie est finie, que l’on s’aperçoit que c’était court, magnifique, mais inoubliable…
Même si je ne peux pas comprendre ce que vous avez vécu, et ce que vous vivez, et que je ne peux pas me permettre de vous donnez des conseilles parce que je n’étais même pas encore née lors du génocide, j’espère juste que vous avez compris, que tout ce que vous faîtes à une importance, et peut changer la vie, ou la vision d’une personne comme la mienne. Vous m’avez ouvert un peu plus les yeux sur notre monde, et je voulais que vous vous en rendiez compte.
Bonjour, je viens de lire ton livre, autant dire que je n’ai pas de mot pour décrire ce que je ressens…j’aimerai juste avoir des nouvelles savoir ce que la vie t’apporte…je n’ose…et ne peux de toute façon pas imaginer ce que c’est de vivre avec cela, j’ai fait lire ton livre a mes enfants…une leçon de vie pour eux, merci pour ton témoignage et amitié sincère…peace
Révérien, j’ai lu quelques commentaires, j’ai hésité à en laisser un car tout est dit mais aprés tout, je pense qu’il est important de dire et montrer se que l’on pense… Je suis en pleine lecture de votre livre, je suis meurtrie par vos ecris et surtout du faite que vous ayez vécu un truc pareil, et de savoir qu’il y ai des être humains capable de tuer (le mot est légé) de torturer des enfants, des BB, des femmes, des hommes, de vous pilliez avant et aprés un tel carnage (ceci par des enfants ou des femmes)… Je suis choqué, j’ai honte, honte de l’etre humain mauvais, macaviélique, comment pour une race ou autre peut on faire cà??? Je suis dépasé…
Vous méme vous vous posez encore ses questions qui resteront sans réponse. Vous me donner espoir, vous êtes un être extraordinaire pour votre courage, la force de survivre, la force d’être resté pour nous faire prendre conscience de ce drame, et surtout je l’espere et le souhaite avoir des enfants, il le faut, vous devez, vous et votre famille continué a vivre et là, est la plus belle des revanches et vengeances et humiliations pour eux (le diable)
Encore une chose qui me fait mal et honte, comment cà vs n’avait pas de papiers?? Incroyable, il n’ya pas de mot, là non plus pour décrire cette foutu connerie! Il y a vraiment des malaises quelque part…
J’ai hate d’apprendre que vous êtes un heureux Papa, il n’y aura que cà pour vous redonner gout à la vie, les bonheurs des enfants est un cadeau naturel et beau de la vie.
Avec tte mon amitié et ma sincérité, Peggy
Salut Reverien je t ai rencontré en soirée le 25 avril 2009 a Neuchâtel je n avais pas conscience de l’horreur que tu as vécu, d’être passer par les portes de l’enfer, j’ai lus ton livre il ma donner plusieurs fois envie de pleurer de tristesse, de révolte contre les hommes de pouvoirs de toute nations qui n’ont rien fais je ne peux pas refaire l’histoire les flammes de l’enfer sont passées sur ton pays, cette tragédie nous fais mal à la conscience de n’avoir rien fais,et de savoir que c es réellement arrivé es pire, mon cris notre cris de révolte contre l’être humain le combat continue tous ce paie un jour je dis que tu es un sacré bonhomme, une personne de cœur un homme courageux tu m as touché au plus profond de moi même et bon courage dans ta mission sincèrement Mounir.