à la recherche de Corto… Rotating Header Image

Polanski m’ennuie

Aujourd’hui feuilletant la fameuse version électronique du monde je tombe sur un article présentant le dernier film de Polanski: « the Ghost Writer ». Le fait est que je l’ai vu hier soir.
L’article nous présentent le film:
 »Voilà un thriller à la mise en scène irréprochable et qui nous embarque dans un suspense parfaitement réglé, avec photos compromettantes, piste révélée par le GPS d’une voiture de location, poursuite sur un ferry, refuge dans un motel miteux. Le meilleur film que nous ait donné Roman Polanski depuis longtemps. »
J’avoue que ma première réaction, basse et méchante fut de penser que notre ministre de la culture, monsieur M, avait demandé au journaliste de faire de la pub pour ce film, histoire de soutenir ce pauvre Polanski, assigné à résidence à Gstaad…. dans son surement très petit chalet. Pour mémoire, un bout de l’histoire ici, la Suisse, vilaine et fourbe, l’a arrêté pour une vieille histoire de pédophilie.
Soyons franc, je partais avec un à priori positif, j’aime bien l’idée d’aimer l’oeuvre des gens que je n’aime pas, je suis fan de Franck Miller, dessinateur exceptionnel et exceptionnellement néoconservateur de la pire espèce… La récente histoire de Polanski m’a fait sourire, la Suisse en a, une fois de plus pris pour son grade. Et moi je trouve ca drôle.
Mais bon! le film -à part un ou deux moments absurdes ou certaines ambiances sympathiques- est un peu chiant et même si on peut faire des parrallèles avec l’actualité ou avec sa vie, je me suis franchement ennuyé, et finalement même la « novela Polanski » n’a pas suffit… du coup je suis retourné à mes classiques, un conte de la folie ordinaire, juste un, pour me remonter le moral… Bukowski reste, lui au moins, une valeur sûre. Même mort.

Les effets très secondaires des tremblements

Haïti, puis le Chili, deux catastrophes qui ont des effets sur le reste du monde, assez peu essentiel à la survie des sinistrés certes, mais ce sont des nouvelles reprises à droite et à gauche qui ont attiré mon attention.
Tout d’abord le racoursissement des jours. Une grande nouvelle calculée par des scientifiques de la NASA….. Ils doivent être bon en calcul ceux-là.

D’autres, faute de calcul, ont de l’humour…. sacrément noir. Un journal satirique argentin titre: « Comment Haïti a sorti 150000 de citoyen de l’extrêtrme pauvreté ». Comme le remarque Dul, il « aurait tendance à faire passer le Hara Kiri de la grande époque pour un gentil groupement de dames patronnesses. »

Sinon, et ca c’est pour sauver le reste, histoire de dire que ce n’est pas que le coté débile qui m’interrese… une initiative de carte interactive pour aider les sinistrés. « Un système de carte interactive, que toute personne équipée d’un téléphone ou d’un ordinateur connecté à Internet peut alimenter pour signaler les dégâts, les violences, ou les situations critiques. Ushahidi – du swahili « témoin » – associe Google Maps et un système d’alertes en ligne ou par SMS pour générer des cartes de situation mises à jour quasiment en temps réel sur les lieux de catastrophes naturelles ou de violences. »
Crée au kenya en 2008 …. et aurait, selon je ne sais pas qui, fonctionné à Haiti, sauf que les téléphone ne marchait pas et il y avait pas d’électricité.

La court dit NON

il fut un jour où, en Colombie, un sauveur arriva. IL promit mont et merveille, richesse et paix. IL convainc la majorité, repoussant les méchants dans les contrées éloignées et inhospitalière du pays. IL profita d’une bonne conjoncture économique qui lui permit de mener à bien une guerre sans fin, mais personne, à part ses amis et sa famille ne profita vraiment de cette augmentation de capital. Ses sous-fifres se chargeront même de redistribuer les impôts des pauvres aux riches familles propriétaires.
Ses soldats, poussés par les primes qu’IL leur promirent, tueront sauvagement des milliers de jeunes innocent, les faisant passer pour des membres de la force du mal. Ses généraux violeur de droit de l’homme et alliés du narcotrafic furent promut aux postes d’ambassadeurs.
IL continua sa croisée, modifiant la constitution écrite par ses ancêtres, et réduit a néant le système de santé, limita la liberté de la presse, mis sur écoute tous ses opposants. IL, toujours omniprésent, réussit a s’approprier tous les pouvoirs, ou presque. L’exécutif et le législatif sont totalement sous son contrôle. Les différentes institutions sécuritaire, économique, sociale, etc dépendent de sa parole. Une partie de la justice est aussi à sa botte, mais heureusement pas toute.
La court constitutionnelle lui a dit non. IL voulait rester, encore et encore, peut être même pour toujours, ses amis avaient organisé une campagne pour récolter des millions de signatures pour organiser un référendum. Cette campagne entachée de corruption en tout genre a fini sa course dans les mains de la justice.
Comme IL l’a admis lui même, l’Etat de Droit est au dessus de la l’Etat d’opinion, la majorité n’est pas au-dessus des lois.
Uribe ne pourra pas faire de 3e mandat, une nouvelle vie politique commence. Il reste 3 mois avant les élections, trois mois pour débattre, trois mois pour convaincre de la vivacité démocratique d’un pays. Uribe laissera des traces. Le pays est en crise économique, crise diplomatique, crise social, son système de santé est au bord de l’explosion, les paramilitaires se sont réarmés, les FARC sont toujours là, la violence a repris de plus belle dans les campagnes. Les Etats Unis diminuent leur aide.
Uribe est passé, j’espère qu’il ne reviendra pas.

Rencontre blogueuse

Le temps court, si vite qu’après mon voyage d’homme pressé il était temps de le prendre, le temps, pour voir si plus loin il faisait le même temps. Plus loin ce fut d’abord la jungle amazonienne, les bercements d’un bateau, puis les plages brésiliennes, puis encore les plages, et toujours les plages, les pieds dans l’eau, la tête au soleil, une caipirinha à la main… mais ce sont d’autres histoires, d’amour et d’eau fraîche.
Nous retrouvons le froid à Curitiba, il fait à peine 20 degrés, on sort les doudounes… Ipanema est loin, mais une autre surprise nous attends. Nous sommes accueillis par le célèbre Maikon, blogueur ici, ou encore. Le week-end est partagé entre des visites d’une ville hallucinament organisée et des fêtes où les bombes brésiliennes se trémoussent. On partage deux trois bonnes bouffes et des longues discussions: Maikon prépare son tour du monde, avec son ami Camilo, à suivre ici.
Pour finir le week-end en beauté, avant de partir pour Iguazu, je prends la patée de ma vie en jouant à Fifa sur playstation 2, 9:0 ca ne laisse pas indifférent, je m’entraine grave depuis. Maikon

Le temps passe et la route, enfin le bus, nous amène jusqu’à Buenos Aires!!

J’avais quelques craintes en arrivant à BA, je devais rencontrer toutes une comunauté, une mafia, en décrépitude certes, mais quand même. Les temps des délires guerreux n’étais pas si loin, les rencontres diplomatique non plus…
La bande Mais rien d’aggressif, au contraire, une première rencontre avec papa Dul, qui refusa très sechement mon invitation au Mc Do (jajaja j’en ris encore en pensant à sa tête, se demandant si j’étais sérieux)…. Ensuite un apéro qui dure avec Guillaume, puis Clément, Dul… Et finalment le repas, dimanche, jour du seigneur, chez le parrain, Patrick. Le parrain
Des grands moments d’émotion, sans rire, c’est vachement drôle de rencontrer des gens qu’on connait un peu mais sans jamais s’être vu. La magie du blog. La magie du voyage. La magie des rencontres surprenantes et inattendues qui m’ont fait voir des facettes très différentes d’une ville qui m’avait presque parue sans surprise: belle et mélancolique, vivante et festive, énorme, latine. Elle fut aussi blogueuse… merci à eux!

On est mal

Uribe aujourd’hui: « je lutterai depuis n’importe quelles tranchées jusqu’au dernier jour de ma vie »
J’ai envie de dire que Chavez dirait pas mieux, Castro non plus. Mais Uribe est de droite alors, on peut pas le critiquer de la même manière. Depuis la gauche on appelle les dictateurs de droite des facho, et depuis la droite des cocos. Uribe est de droite, c’est donc un facho… enfin depuis la gauche sinon c’est un messie. Du coup mon gros problème c’est que je ne sais pas comment on peut définir ces dictateurs en herbe depuis le centre. Ceci est, bien sûr, une pure reflexion scientifique…

Ipad, la serviette de la pomme

C’est pas fin mais c’est drôle:
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Livre sur la Colombie

Il est assez difficile de trouver des livres sur la situation colombienne qui ne soit pas des récits d’otages qui tombe amoureux puis qui ne s’aiment plus et finalement qui se retrouve à la fin et qui se présente au sénat. La complexité du « cas » colombien ne rend pas facile l’analyse et fatigue très vite le lecteur… le sujet n’est pas vraiment à la mode dans les milieux académiques. Bref quand on en trouve un on est content. Et moi j’en ai trouvé un nouveau, enfin on me l’a trouvé… « Le conflit armé en Colombie et la communauté internationale » de Pietro Lazzeri, aux éditions l’Harmattan. C’est une étude sérieuse et complète, sans être mortellement académique, à mon sens il est abordable par un public intéressé. Il fait le point, un peu d’histoire interne, et une analyse du rôle des acteurs étrangers en Colombie.
Il est sorti en 2004, entre temps Uribe est presque déjà devenu un dictateur et il s’est passé mille trucs mais rien à changé, le livre est donc une excellente façon de se mettre au point sur le sujet.

PS : En bonus il y a une préface du regretté prof. Pierre du Bois de l’institut de relations internationales de Genève.

Un amical soir glauque

Un soir de semaine, début de semaine en général, je retrouve mon pote. Nous avons pris cette habitude, et nous buvons une petite bière devant le couché de soleil précoce de Bogotá. Le rouge sang du ciel nous donne souvent envie de faire durer le plaisir, refaire le monde est tout un art, c’est long et ca doit l’être sinon ca n’a pas de sens. On se prépare donc quelque chose à manger, simple, et on s’achète une bouteille de rhum. La ville s’endort devant les bais vitrée de mon salon, et nous continuons jusqu’à la mort naturelle de la bouteille. La soirée s’arrête, mon pote appelle un taxi, on se reverra à la fin de la semaine, pour faire la fête cette fois.
Mais ce soir là est différent, c’est son anniversaire, et une fête pour l’occasion est prévu le vendredi. Alors le mardi, pas grand monde n’est chaud pour sortir. Il vient chez moi. Comme d’habitude, nous partageons une bière devant mes baies vitrée du 10e étage. Le rhum ne nous motive pas, la haute cuisine non plus. Nous retrouvons la rue et nous commençons notre quête, de tienda en tienda*. On marchera une trentaine de rues, buvant une bière à chacune d’entre elle. On partage aussi un hamburger et un hot dog au coin de la rue. La nuit avance, surement plus vite que nous, et à 3h les derniers refuges ferment leurs portes, nous sommes ivres dans des ruelles perdues de Bogotá. Il est temps pour nous de retrouver nos demeures, le monde a largement été refait, et continue de tourner.

*petit magasin où on trouve en général des cigarettes, de l’alcool et toutes sortes de conneries inimaginables…

Un homme pressé

Je le disais un jour ici même: « Il y a mille manières de partir, mille manières de voyager, il n’existe pas une fois ou cela se ressemble, pas une fois où on partira sans rien trouver »
Ce jours là je me voulais philosophe de bistro, pourtant ce voyage à l’époque avait vraiment changé la donne et m’avait poussé vers l’université… tellement fort que j’y suis resté 5 ans … puis 3 ans pour y bosser. Et peut etre meme que je vais y retourner. Cette phrase, de réflexion à 2 euros, m’est revenue à la mémoire lors d’un de mes dernier « voyage »….

Mardi, après avoir donné mon cours je n’ai le temps de parler à personne, je file, oui ma carrière est en jeu, direction l’aéroport. Le taxi fait crisser les pneus sur le bitume bogotien, son klaxon s’use pour gagner quelques minutes. J’arrive tout droit sur le guichet d’Air France, sans faire la queue bien sûr, je n’ai pas le temps… 3 ou 4 miss se charge de moi, tamponne, appelle et rectifie, et me guide jusqu’au VIP. Juste le temps de boire un verre et on m’envoie dans l’avion.
Champagne, foie gras, camembert, vin rouge… petit film et ronflette. Je ne sens pas passer le vol, j’ai dormi comme un bébé, à peine le temps de lire un document de travail. On commence notre descente sur Paris. Je récupère ma veste et mes costards, je saute dans le premier bus, change de terminal, passe toute la queue de la douane avec une hôtesse, et je remonte dans l’avion. Oui oui j’ai mis un pied en sol français, et je suis bien content d’avoir mangé mon fromage et bu un pastis. Mais je n’ai pas le temps, je file, ma carrière est en jeu.
L’avion suivant est plus petit moins long et très vite j’arrive à l’aéroport nord de Moscou. Passeport, douane, bienvenue, un chauffeur m’attend, on file… et on arrive à l’hôtel, ma chambre est au 14e et une collection de document m’attend, je rencontre le coordinateur qui m’explique comment doit se dérouler l’événement, les transports, les restaurants… tout est bien calculé. Je dors 4 heures et c’est parti. Le bus nous emmène à la salle de conférence.
On se présente, discute, le protocole n’est pas encore vraiment là, pour l’instant on est juste une série de fonctionnaires et d’experts, alors on s’échange nos cartes, nos idées…
Qui veut entrer dans la toile de mon réseau?
La journée finie, on visite un musée au pas de course (le sexe de Raspoutine dans le formol est très beau, oui bien sûr), on mange vite, il faut rentrer à l’hôtel préparer la journée de demain. 3 heures de sommeil, et on recommence. Je ne sais pas vraiment quel jour il est mais qu’importe, il faut être là, le protocole est de rigueur, les jeux politicodiplomatiques commencent… pas pour moi, je suis juste là pour présenter, dénoncer, proposer… et Je peux toujours m’ramener ma science.
Militant quotidien…

La journée passe, le soir le musée est annulé, pas le temps, il faut discuter… le restaurant doit être russe, on mange du caviar …. On dort peu, et le lendemain on recommence. La seule différence est que cette fois on fini à 4 heures de l’après midi, et que tout le monde pars en courant. Cette fois j’aurais le temps d’aller voir le Kremlin, la place rouge, d’aller boire une vodka avec mes « compagnons de route » dans le centre archi branché de Moscou ….
Finalement J’connais le tout Moscou et puis le reste aussi.
Je peux repartir, après une nuit d’une heure, mon chauffeur vient me chercher à l’hôtel et m’emmène tout droit à l’aéroport où je reviens à mon point de décollage 5 jours plus tôt. Je m’autorise une demie journée de repos, pour regarder la pluie tomber et inonder les rues de Bogotá, je sais que là au bout du ruisseau il se passe ce que j’ai été raconté à Moscou, et peut être que dans dix ans on aura réussit à réguler un problème qui n’existera plus de cette forme, peut être … qui sait… mais ce n’est pas grave… Moi je vais vite, très vite, ma carrière est en jeu.
La mardi suivant à l’université on me demande comment s’est passé mon week-end… où je suis sorti samedi. Bof … j’ai traversé le monde, mais j’aurais surement trouvé plus excitant d’хотелско обзавежданеouvrir une porte.

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Papa décide, le pays suit

Le rêve de l’égalité de traitement devant la loi reste un rêve.
Le premier sujet du jour est l’arrestation d’un pauvre gars qui a eu la super mauvaise idée d’écrire sur son facebook qu’il voulait tuer le fils du président. Pas très malin, certes. Du coup il s’est fait arrêter par les services secrets. Les supers services colombiens qui aident les paramilitaires à avoir les contacts des syndicalistes et qui met l’opposition et les journalistes sur écoute.
Le gars risque 8 ans de taule. Le président est content, fiston ne sera pas embêté.
Mais c’est bizarre quand même, il y a une sénatrice qui est menacée de mort tous les jours, il existe 2000 groupes sur facebook qui veulent la tuer … et les services secrets ne disent rien. Personne n’a été inquiété …

L’autre grande nouvelle du mois c’est qu’on a plus le droit de se droguer. Plus rien du tout, pas de dose personnelle, même pas un petit joint. Le président voulait ca depuis longtemps, je me dis que ca doit aussi être pour protéger ses enfants. Il y en a un des deux qui sniffe pas mal. Sauf que pour ceux qui fument juste un petit joint de temps a autre, bin ils sont peut être pas obligé d’être considéré comme malade et devoir passer par la case hôpital, tout ca parce que papa Uribe veut éduquer ses enfants. Ensuite il les mettra à des postes important, genre la gestion du centre de Business le plus important d’Europe… euh … je mélange la.