Nabusimake: le carrefour des étoiles


Un matin comme un autre à  Valledupar –une bourgade colombienne sympathique– nous avons embarqué dans un 4*4, un vieux camion, pick-up qui roule tout au plus à  20 km/h. La route débute, comme n’importe laquelle, sans charme réel. Cependant au fur et à  mesure que la route devient impraticable, que les trous sont plus fréquents que les parties plates et qu’ils deviennent toujours plus grands, aussi grands que le véhicule lui-même, la route, elle, devient envoutante.
Le chemin n’arrête pas de monter, monter, il grimpe vers les sommets de la Sierra Nevada. Les points de vue n’en finissent pas de défiler à  droite, à  gauche, de tous les côtés. Les trois citadins que nous sommes avons du mal à  gérer, entre s’accrocher aux barres du pickup et ne pas se taper la tête partout et regarder les cimes et le lever du soleil. Pendant ce temps à  côté, les locaux dorment, sans broncher comme si les trous, je veux dire les cratères, ne les affectaient pas.

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Carthagène : la beauté dans les murs

Les murs sont toujours une limite, parfois une protection. On les construits tantôt massifs épais, tantôt élevés. Souvent hideux, mais les règles, comme il se doit, donnent lieu à  des exceptions.
Les murs de Carthagène sont une sorte d’exception, ils sont différents, enfin pas complètement. Ils sont grands et ont servi de protection, ils servent encore de limite. Ils limitent, ou plutôt entourent, la vieille et magnifique ville de Carthagène. Ils clôturent la beauté de l’histoire et du charme colonial au milieu d’une autre ville, l’autre Carthagène, soit incroyablement pauvre, soit démesurément riche et laide.

La Carthagène d’entre les murs est splendide ; chaque maison est une oeuvre d’art vivante et habitée. La chaleur elle -même est différente, à  l’intérieur de l’enceinte elle nous pousse à  siroter des jus dans des patios luxuriants, à  l’extérieur elle étouffe et donne envie de rentrer.
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Tatacoa : Vallée des Tristesses?

Le désert de la Tatacoa se trouve à  quelques heures de Bogotà¡.
Désert dites-vous ? C’est comme ça qu’il se fait appeler mais n’est pas désert qui veut … Celui- là  est plutôt inhabituel. Aride et chaud, très chaud même. Pourtant les arbres poussent, des vaches s’y promènent, par petit groupe.
Le désert de la Tatacoa, d’abord nommée Vallée des Tristesses par le Conquistador Jiménez de Quesada, est étrange. C’est un labyrinthe ocre et gris. Des centaines de monticules font des concours de formes extravagantes. Le vent, l’érosion, la nature travaillent sans relâche pour renouveler quelque chose qui ressemble à  une exposition d’art moderne permanente…
La promenade n’est pas complètement agréable, la chaleur épuise, mais en même temps l’envie de la faire durer est plus forte. Alors on traîne, on se protège du soleil et on boit tout ce qu’on peut. Puis, par hasard des pas, on tombe sur une piscine. Oui, une mini piscine au milieu de nulle part ou plutôt au milieu du désert… plouf !
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Tourisme philosophique

San Agustà­n est la traduction espagnole de Saint Augustin (354 – 430). Celui-ci est un très grand philosophe d’origine africaine. Il fait une carrière professionnelle à  Carthage comme professeur, puis à  Rome. C’est un sceptique qui se réfère à  Platon sur le plan métaphysique et les théories de connaissances. Après le sac de Rome en 410, qui va marquer la fin de l’Empire, le christianisme est très sévèrement critiqué, accusé d’être la cause de la chute de l’Empire. St. Augustin prend la défense du christianisme ; il critique le blasphème des païens.

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Providencia: L’île aux trésors


Au milieu des Caraïbes, l’île de Providencia vit dans un autre temps. Le rythme est donné par le reggae, les horaires par le soleil. Ici rien ne bouge inutilement, pas de bruit de voiture, pas de pollution… Les mangues tombent des arbres, les poissons pullulent, on mange des langoustes en regardant la mer et en se rappelant les exploits de Sir Henry Morgan. Le très fameux pirate se fit connaître grâce à  son coup d’éclat contre la ville de Panama en 1671, d’où il repartit avec 175 mules chargées d’or et de pierres précieuses. La légende raconte qu’il est venu cacher son trésor dans la grotte « Morgan » à  San Andrès. Mais il possédait aussi un fort à  Providencia, protégé par de nombreux canons encore présents sur l’île, à  peine rouillés.

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Le réalisme magique de la vie nocturne de Bogotá

Le dernier post en date pour Colombia travel:

Bogotà¡ est un monstre urbain, comme il y en a beaucoup sur cette planète. Mais Bogotà¡, à  la différence des autres mégapoles, est situé dans un pays qui a donné naissance a un des principal auteur du genre littéraire « réalisme magique » : Gabriel Garcia Marquez. Cette magie de 100 ans de solitude prend une autre dimension lorsque l’on vit en Colombie. Elle devient quotidienne sans jamais être routinière.

Les sorties nocturnes, jamais prévisibles, mais toujours au rendez-vous servent parfaitement cet argument. Mes habitudes sont plus situées au centre de la ville. L’ancienne pharmacie Escobar y Rosas avec toutes ses fioles a longtemps animé mes sorties, l’excellente salsa de Son Salome, accompagné d’une ou deux bouteilles de rhum, ont transformé ce lieu en mon QG. Il n’en faut pas beaucoup pour qu’une soirée toute tracée change sur un simple coup fil: « dans une demi heure on se retrouve pour aller à  Andrés Carne de Res ». Et c’est quoi ça? Une boîte, restau, bar… tout en un! La magie commence.

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Vert d’amazonie

L’arrivée par les air à  Leticia annonce la couleur : le vert. Il est partout, à  perte de vue. Le gris habituel de l’immensité de la ville a disparu. La jungle urbaine s’est transformée en jungle tout court. Seul les fleuves, marron pour la plupart, varient ce paysage presque uniforme vu du ciel.

L’atterrissage ressemble à  l’entrée dans un monde parallèle, le monde vert, où l’humidité va réguler la quotidienneté. L’immensité du vert donne l’impression d’impénétrabilité. On s’attend presque à  croiser une amazone à  un coin de fleuve. Ces femmes guerrières qui résidaient sur les rives de la mer Noire et qui mutilaient les hommes pour augmenter leurs capacités sexuelles, selon la légende de la mythologie grecque, ont donné leur nom au fleuve qui traverse cette forêt.

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VTT de descente urbaine en Colombie

Manizales, Colombie. Une caméra embarquée avec le Champion colombien de VTT, Marcelo Gutierrez:

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Gorgona: de l’enfer au paradis

[singlepic id=1187 w=320 h=240 float=center]L’île de Gorgona (la colombienne) a été découverte en 1524 et fut baptisée San Felipe. Pizarro la renomma Gorgona (de la mythologie grecque) du à  la grande quantité de serpent qui se promenaient sur cette île. En 7 mois, 84 de ses hommes périrent suite à  des morsures.
[singlepic id=1110 w=320 h=240 float=left]Certes, l’endroit peut paraitre hostile avec ses 6891 mm d’eau qui tombe du ciel par année et ses 90% d’humidité. Au point qu’elle fut transformée en prison de haute sécurité en 1959. L’Alcatraz colombienne devint alors synonyme d’enfer. Nombreux captifs furent torturés et massacrés, jetés à  la mer ou brûlés sur place. L’île elle-même souffrit de cette présence, plus de 70 % de son bois fut brûlé pour cuisiner la mangeaille à  plus de 2500 reclus. Une grande partie de la barrière de corail fut réduite à  néant par les eaux sale et les excréments de cette populace.
La prison fut finalement fermée en 1984 et l’île déclarée patrimoine de l’Unesco et parc national naturel.[singlepic id=1134 w=320 h=240 float=right] Depuis la nature reprend ses droits, la forêt, les serpents et les singes s’amusent, l’homme est quant à  lui condamné à  l’émerveillement. Les baleines y viennent se reproduire, les [singlepic id=1106 w=320 h=240 float=left]tortues font les curieuses et les dauphins nous narguent.
La cerise sur le gâteau étant les phyto (ou zoo, ou je ne sais quoi)-planctons qui illuminent le rivage de l’océan la nuit venue.
Décidément la Colombie réserve bien des surprises.
Plus de photo ici.
Gorgona, Colombia

Les baleines de Gorgona

Entre août et septembre l’île de Gorgona est l’étape obligatoire pour les baleines du pacifique. Elles viennent s’accoupler autour de l’île. Les (petits) baleineaux naissent aussi dans le coin et viennent se promener gentiment près des rivages. Le spectacle est sans comparaison, simplement magique.

Et cette magie vous transporte très loin au moment où vous plongez la tête sous l’eau et que le chant des baleines vous emporte…
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