Sandy, le bilan

Deux semaines sont passées depuis que Sandy a ravagé Haïti et Cuba, coupé le wifi à  New York et mouillé Washington. Au moment des faits, et parce que les médias occidentaux ont fait un foin immense avec la super tempête, je me suis senti obligé d’écrire à  ma famille et mes amis un petit mail pour leur raconter ce qu’il se passait sous ma fenêtre. A ce moment là  je me suis dit qu’il ne valait pas la peine de le publier sur mon blog, et je me disais que tout le monde n’apprécierait pas forcément le second degré. Mais depuis de l’eau a coulé sous les ponts, alors … en direct, de Washington, ça donnait ça:

JOUR 1: 29 octobre 2012

Le début de la fin du monde approche, une petite idée de ce qu’il pourrait ce passer en décembre est en train de se dérouler sous nos yeux à  Washington DC (USA). La situation est de pire en pire, le vent souffle par rafale (comme l’avion) atteignant facilement les 120 km/h (au moins, voir plus). La pluie torrentielle a déjà  inondé les trottoirs, les feuilles s’envolent comme des feuilles en automne, et la pluie tombe vers le bas, le haut, de tous les cotés. Mais pour vous, cher lecteurs, nous avons été braver les soubresauts du climat en plein réchauffement ––enfin il fait plus froid que la semaine dernière, mais comme nous avons transpiré cela signifie que le climat global se réchauffe–– et nous avons chaussé nos baskets, mis nos coupe-vents (haglouf bien sûr, car eux seul peuvent fendre un ouragan) et nous sommes partis faire un footing à  travers Washington DC pour avoir une idée de ce qui nous attend en décembre. Le résultat est spectaculaire, et il faudra vraiment s’accrocher en décembre – mais pas aux poubelles, car elles volent-. TOUS, je répète TOUS, les trottoirs sont mouillés, et vraiment mouillés. Les rues ont été désertées, tous les bureaux ont été fermés, personne n’est venu à  DC, seules quelques voitures, de temps à  autres passent, ce sont majoritairement des voitures de police ou des ambulances venues sauver les chiens ou chats mouillés perdus dans les jardins avoisinants.
BREF, la situation est désastrofique, le monde s’effondre….

Le soir venu, la situation EMPIRE, les trottoirs sont plus mouillés et les feuilles volent plus vite.

La nuit vers JOUR 2

piuuuuuuu — le courant a presque été coupé, mais on n’a pas vu, parce qu’il n’a pas été coupé chez nous. Les arbres se couchent, mais se relèvent quand la rafale est passée. Les feuilles s’envolent toujours comme en automne (c’est l’automne ça tombe bien).
Ensuite on dort, alors il y a un trou dans l’histoire.

JOUR 2

Le matin est calme, un peu de vent, et les trottoirs sont toujours mouillé. Il pleut, que vers le bas cette fois.
Le midi est calme aussi.
L’après-midi est encore calme.
On s’ennuie, on a eu la flemme d’aller courir de nouveau, alors on va au cinéma. [On a vu Argo, je vous le recommande]

BREF, un ouragan est passé, et on ne l’a même pas vu (c’était mieux en juillet, au moins les arbres avaient volé avec les feuilles), les journaux vous mentent. New York a pris l’eau, mais c’est pas trop grave selon les sources sur place, par contre à  Haïti c’est la merde, et Cuba on sait même pas.
Demain tout le monde au boulot de nouveau.
Priez avec nous pour qu’Obama gagne.

Depuis Obama a gagné, et on est content, Sandy lui a peut-être donné un coup de pouce. Et ce n’est pas le seul qui a su profiter de Sandy. Les surfers se sont bien amusés… à‡a donne envie, vivement que je vive au bord de la mer!

Hurricane Sandy | South Florida from Cavin Brothers on Vimeo.

Obama ne m’a pas laissé dormir

La campagne a été longue, tellement longue que ça a fait pleuré des petites filles.
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J’avoue que ma passion pour la politique a presque trouvé ses limites. J’en ai eu presque marre de toujours devoir choisir les hamburgers et cocktails « blue » à  l’honneur d’Obama dans tous les bars et bistrots où j’ai été récemment.
Obama a gagné, on est content, on s’est couché tard, on a eu peur pour l’Ohio et la Virginie (l’état, pas la fille).
On a même fait un don de dernière minute pour cette campagne qui a coûté des billions. Et FINALEMENT Obama a gagné … piouf, c’était serré, mais finalement la victoire est assez belle, la grande majorité des états « swing » ont penché du coté démocrate, il manque encore les résultats en Floride, mais il y a de forte chance pour que Obama la gagne aussi. Du coup hier soir j’ai même bu un cocktail rouge -tout aussi fade que le blue démocrate. Obama a fait son beau discours, très nationaliste et avec dieu un peu à  toutes les sauces, mais beau quand même. Il a même mentionné le réchauffement climatique, c’est dire!
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C’est peut être tordu de ma part, mais depuis Sandy (la tempête), j’étais redevenu confiant sur la victoire d’Obama, mais d’ici a rêver que la Floride (oui oui j’anticipe) et la Virginie allait être démocrate, wauuu. Le quartier où je vis -à  Washington, DC- a dignement fêté ça. C’est un quartier historiquement noir et DC a voté à  91% démocrate, donc les 3 républicains de la ville se sont fait tout petit hier soir.
Et comme les bonnes nouvelles ne viennent jamais seules, l’herbe est devenu légale dans le Colorado, le mariage se démocratise dans le Maryland, la première sénatrice ouvertement homosexuelle (représentante du Wisconsin) a été élue pour la chambre nationale.
La fin de l’année 2012 sera plus douce.

Changement de décors


J’ai quitté Florence en avril dernier, c’était triste, en plus, j’ai manqué le show de Madonna.

Mais après avoir fait le plein de chocolat à  Genève je me suis installé à  Washington (DC), où à  priori je vais rester un petit moment.

C’est cool DC, et j’en avais vraiment marre d’être dans un musée permanent.
Depuis DC, j’ai été faire un petit tour (travail oblige) à  San Francisco. C’était la première fois, et je me demande encore si cette ville n’aurait pas détrôné mon top 1 (Rio). Cela me semble un terrain de jeu énorme…
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Mais avant de revoir mon classement de ville où je veux aller vivre un moment, je vais voir ce que me dit Mexico DF. Le mois prochain (travail oblige) je vais 6 semaines au Mexique, il parait que c’est pas si mal, et « histoire de » parlait bien du Mexique à  l’époque, alors je me réjouis.

Fête de l’indépendance des Etats-Unis

Washington, 4 juillet 2012
J’aurai pu aller voir ça, j’étais à  2 pas…

Mais comme les fêtes nationales m’inspirent toutes la même réaction….
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La banqueroute possible de Chiquita Brand

On se souvient tous du cas de Chiquita Brand, en tous cas on devrait… Cette multinational a marqué du sang colombien une grande partie de ses bananes. En 1997 elle versait 3 centimes de dollar aux paramilitaires par caisse de banane exportée de Colombie. La somme arrive presque à  2 millions de dollar. Largement de quoi s’acheter quelques fusils et un paquet de cartouches, que l’entreprise importait sans difficulté ni problème éthique. Les paramilitaires apportaient en échange la Sécurité, une sécurité toute relative car les paramilitaire de la région d’Uraba se sont plus chargé à  tuer des syndicalistes et à  protéger les route du narcotrafic que d’attaquer la guérilla. On compte entre 10 mille et 20 mille victimes des abus paramilitaires dans la région.

L’entreprise a finalement été jugée et condamnée a payé 25 millions de dollar d’amende… mais aucun centime de cette somme n’est jamais entrée en Colombie, tout est resté bien au chaud dans les caisses des États-Unis. C’est alors qu’un avocat Us, Paul Wolf a commencé a s’intéresser au cas. Ce défenseur des droits de l’homme a réussit a emmené ce cas, une nouvelle fois devant la justice des États unis masi cette fois au nom des victimes colombiennes. Il représente actuellement 1800 familles, toutes vivent dans des conditions de précarité total en partie due au conflit.

Il prétend des réparation d’environ 100 mille dollar par personne de manière négociée avec l’entreprise, selon lui c’est la seule option pour que l’entreprise survive, car un jugement (ou plutôt une série de jugement) pourrait emmener l’entreprise à  la banqueroute. Les preuve sont plus que suffisante pour démontrer la participation de Chiquita Brands dans le financement et le développement des paramilitaires et donc dans le conflit colombien.

Finalement, le jugement qui admettait la responsabilité Chiquita Brands et la condamnait à  25 millions de dollar d’amende sans rien verser aux victimes était un coup fatal à  l’entreprise. Il ne lui reste plus qu’à  réparer les victimes et celles-ci ont neuf années pour se faire connaitre et demander justice aux États-Unis.

Amérique Latine: la Colombie s’isole

La semaine dernière une nouvelle de haute importance est un peu passé entre les goutes, il faut dire que le tremblement de terre réel et politique ne nous laissa relativement peu de temps pour le reste. En tout cas, il ne faudrait pas considérer la création de l’Union des Nations d’Amérique du Sud comme une nouvelle sans intérêt. Cette union, baptisée Unasur, devrait permettre une coordination politique et militaire des pays d’Amérique du Sud. Bien sûr, le chemin va être long et dur, mais l’idée progresse et peut s’avérer très intéressante. Un projet qui dépasse, ou en tout cas devrait dépasser, les gouvernements en place…

Seule la Colombie reste en dehors, selon le gouvernement d’Uribe le moment est mal choisi. La menace terroriste dont est victime la Colombie ne permettrait pas une collaboration militaire avec le continent. C’est une manière très diplomatique de dire qu’une collaboration avec les voisins est simplement impossible… et pourtant il n’arrête pas de la réclamer…

La Colombie préfère une entité comme la OEA…  une institution où la Colombie a un véritable allié,  les USA. Cependant le gouvernement colombien est bien conscient qu’il ne peut pas vivre tout seul, isolé du monde, alors il cherche ailleurs.

Mais c’est pas facile, l’Union Européenne négocie en bloc, les USA ne valideront pas le TLC cette année… pour l’instant l’unique endroit où des alliances semblent se concréter c’est en Amérique centrale, on devrait d’ailleurs bientôt voir une réunion au sommet avec les petits pays du centre… la où la Colombie est la plus forte, et peut négocier toute seule!!!

Une (nouvelle) base militaire US en Colombie

Les États Unis s’installent, ils sont bien par ici, la Colombie est un pays confortable: la ville est sure et tranquille, parfait pour décompresser, les camps d’entrainement sont accessible et peu couteux. On arrive même a reproduire du réel facilement, et le top du top il existe une justification aux yeux du congrès US pour dépenser plein d’argent.

Ils supplantent déjà  la justice interne, ce qui leur permet de ne pas se préoccuper pour ce truc qu’on appelle la CPI (cour pénal international)… le paradis du soldat ricains c’est bien ici.

Alors pourquoi se gêner…

L’ambasadeur US William Brownfield l’a annoncé il y a deux jours, les USA vont surement déplacer leur base militaire équatorienne (Manta) en Colombie. Correa la veut plus… On le comprend, il parait qu’elle sert pour attaquer des bouts de territoire de son pays. Et c’est pas la première fois que cette base est mêlée à  des histoires louches, les premiers latinos envoyés en Irak par des entreprises militaire privée on été recruté depuis cette base. etc.

Cette base devrait être construite au nord, à  la Guajira… vers le Venezuela…. Tiens donc… le monde est rudement bien fait!

Vive l’Amérique

Les sauveurs du monde ont oeuvré, Jorge 40 est embarqué par des agents aux lunettes noires… comme dans les films.

un paramonde

Le président Uribe a expliqué ce midi les raisons de sa décision d’extrader aux États Unis presque tous les chefs paramilitaires démobilisés dans le cadre de la loi de justice et paix.

La principale raison invoquée est le fait que ces messieurs continuaient leurs trafics depuis leurs prisons. c’est clair, ce ne sont pas des anges et cela fait longtemps, très longtemps que tout le monde le sait, même au temps où c’était des copains du président on le savait déjà . Et cela fait longtemps, très longtemps qu’on ne fait rien alors qu’il était possible de les enfermer dans d’autres prisons et avec d’autres conditions.

Le foutage de gueule est tel que personne n’y croit. Mais Uribe n’a peur de rien (sauf peut être de la vérité), alors il insiste, il est sûr que cela ne change rien, les victimes et les juges colombiens pourront aller écouter ces messieurs aux USA… par contre il ne parle pas des frais, c’est clair que les victimes, qui ont en général du mal à  se payer un bus pour aller en ville auront droit à  un visa pour les USA.

je rigole, jaune mais je rigole.

La loi de justice et paix continuera … oui bien sûr… sans les paramilitaires. Uribe et son gouvernement continueront à  nous les briser en disant que le monde est plus sûr avec eux. On se donne combien de temps pour croire encore ça? combien de syndicalistes assassinés??

Les « nouvelles » bandes ont commencé leur labeur… et étrangement il y a déjà  des dénonciations de collaboration de ces bandes avec l’armée.

Et ce président, qui a changé la constitution en utilisant la corruption, ose encore donner des leçons d’hisoire… « les paramilitaires sont des enfants de la guérilla » … oui oui hum oui humhum mais bien sûr. Les groupe d’autodéfense sont le résultat de l’existence de la guérilla. aucun doute la dessus, mais les paramilitaires aujourd’hui démobilisé n’ont pas grand chose à  voir avec la guérilla sinon qu’ils trafiquent ensemble depuis quelques années. Ils viennent tout droit des narcotrafiquants, les autodéfense ont été interdite en 89, les para se forme à  se moment et chose encore plus étrange ils n’affronte la guérrilla qu’en cas de dispute territoriale pour des terres fertiles… d’une manière générale ils tuent les paysans qui ne veulent pas leur laisser leurs terres. si ce n’était pas ils ne seraient pas demandés aux États Unis.

Les autodéfenses, Uribe les a vu dans ses rêves… j’en rigole encore.

Il conclut en disant que faut être ferme contre ces délinquants, et on voudrait bien, mais aux États Unis ils ont tous un visa (comme Macaco qui a bien faillit être libérer sous caution hier), et surtout on voudrait bien que les politiciens et businessman concernés soit aussi traité par la justice. Et là  on sait plus comment faire… les témoignages sont plus disponibles.

Demain Uribe demandera surement qu’on révise le cas de son cousin… pour voir si on est vraiment sûr d’avoir des preuves contre lui, ou si elles sont partie aussi aux US avec les autres.

Sinon c’est quand même dommage parce que la prochaine version de jorge 40 était sur ces liens avec les imprésario colombiens… ceux-là  même qui finance la campagne de président, faut croire qu’il la finance encore, elle n’est pas encore finie…. ah oui c’est juste, on prépare le référendum pour la 3e. mouaf mouaf mouaf, je rigole.

Et les USA dans tout ça? bien tranquille, on batifole, l’ambassadeur, qui est depuis quelques mois la nouvelle star de par ici (aller savoir pourquoi), nous raconte que les paras ne sont pas parti en vacances… merci de nous le préciser. C’est bien urbain.

On apprend aussi que les congressistes sont très content, qu’ils pourrait peut-être approuver le TLC du coup. Alors là  le lien est énorme… moins pour les victimes, moins pour la justice, plus de bénéfice économique pour les méchants qui virent les paysans de leurs terres et cultive de la palme africaine. Allez savoir qu’est-ce qui a été négocier derrière tout ça. Hier on apprenait, de la bouche de l’ambassadeur, que les USA pensaient installer une base militaire au nord du pays, pas très loin du Venezuela.

Le monde est beau. très beau.

Plusieurs articles à lire

Dans le Figaro international une belle série d’articles parle de la Colombie et de l’Amérique du Sud. C’est assez rare, donc ça mérite bien un déplacement.

Un Baron de la drogue tué en Colombie:

La police colombienne a tué mardi Miguel Angel Mejia, l’un des narcotrafiquants colombiens les plus recherchés, après qu’un informateur a conduit les officiers jusqu’au ranch où il se cachait.

Connu comme l’un des deux «Jumeaux», Miguel Angel Mejia, était à  la tête de l’un des plus gros gangs de trafiquants de drogue de Colombie. Il a été tué lors d’un raid par 14 officiers de police à  La Union, dans le nord de la Colombie, a précisé le ministre de la Défense Juan Manuel Santos. Croyant d’abord avoir tué son frère Victor, la police a finalement identifié Miguel Angel après l’avoir autopsié.

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Pourquoi est-il aussi difficile de libérer Ingrid Bétancourt:

Prisonnière depuis plus de six ans dans la jungle colombienne, Ingrid Betancourt est aujourd’hui la victime d’une queue de comète historique. Le mouvement de guérilla communiste qui la détient est un anachronisme, une survivance du passé en voie d’extinction. Les Forces armées révolutionnaires de Colombie n’ont plus le vent en poupe.

En Colombie, le président Alvaro Uribe avait fait sa priorité de l’écrasement des Farc et de la restauration de l’autorité de l’État sur un territoire à  la géographie impossible, grand comme deux fois la France. Il est en passe de réussir. Il a doublé les effectifs de ses forces de sécurité et considérablement modernisé l’armée grâce aux États-Unis. Les forces colombiennes ont repris le contrôle des routes et repoussé au fin fond de la jungle la guérilla, dont les effectifs ne cessent de fondre. Porté par le retour des investisseurs internationaux et par une croissance économique de 7 % l’an, Uribe a les moyens de financer des programmes de réinsertion sociale pour les guérilleros repentis, ainsi que la construction d’infrastructures dans les campagnes reculées, afin de gagner à  la cause du gouvernement la paysannerie, naguère vivier du recrutement des Farc.

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Kouchner n’a pas convaincu Uribe de travailler avec Chavez:

Bernard Kouchner, en visite en Colombie, s’est entretenu lundi avec le président Alvaro Uribe, pour tenter une nouvelle fois de débloquer les négociations en vue d’un accord humanitaire visant à  échanger des guérilléros colombiens prisonniers contre des otages des Farc, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.

Aucun communiqué n’a été publié à  l’issue de l’entretien, signe que les choses n’ont guère progressé. Le président colombien, à  qui sa fermeté à  l’égard des Farc et les succès de son armée sur le terrain valent une immense popularité dans son pays, n’a pas changé sa position. Il refuse toujours de redonner un rôle de médiateur à  son homologue vénézuélien, Hugo Chavez, qui est très populaire parmi les 8 000 guérilleros de base des Farc.

Idéologiquement à  l’opposé

Le président Uribe a expliqué au ministre des Affaires étrangères que sa priorité restait de battre militairement les Farc. En ce qui concerne les médiations pour obtenir la libération des otages, le chef de l’État colombien s’en tient à  celles qu’il a confiées à  l’Église et au Parti communiste colombien. Pourtant, ces médiations n’ont jamais réussi. Seul Chavez est parvenu à  faire libérer des otages par les Farc, deux le 10 janvier dernier (dont Clara Rojas, l’ancienne directrice de cabinet d’Ingrid), et quatre le 27 février (dont l’ancien sénateur Luis Eladio Perez, compagnon de détention et de cavale ratée d’Ingrid).

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L’US Navy se déploie autour de l’Amérique latine:

Désireux de faire face à  la montée en puissance des gouvernements de gauche dans leur arrière-cour, les États-Unis recréent la IVe Flotte.

C’est désormais officiel : le Pentagone va ressusciter sa IVe Flotte, avec pour mission de patrouiller dans les eaux latino-américaines et des Caraïbes. Créée pendant la Seconde Guerre mondiale pour protéger le trafic dans l’Atlantique Sud, la structure a été dissoute en 1950. «En rétablissant la IVe Flotte, nous reconnaissons l’immense importance de la sécurité maritime dans cette région», a déclaré l’amiral Gary Roughead, chef des opérations navales du Pentagone.

Basée à  Mayport, en Floride, la flotte travaillera sous la double tutelle de la marine américaine et du commandement Sud de l’armée, chargé de l’Amérique du Sud et des Caraïbes. Elle sera commandée par le vice-amiral Joseph Kernan et devrait disposer d’un porte-avions nucléaire.

Pour Alejandro Sanchez, analyste au Council on Hemispheric Affairs, un centre d’études sur l’Amérique latine établi à  Washington, «le rétablissement de la IVe Flotte est plus un geste politique que militaire, destiné à  faire face à  la montée en puissance des gouvernements de gauche dans la région». Le Pentagone ne prend pas la peine de camoufler ses intentions : «le message est clair : que cela plaise ou non aux gouvernements locaux, les États-Unis sont de retour après la guerre d’Irak», explique Sanchez.

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