L’insécurité démocratique 2

Un autre bilan suite aux 4 années de la politique de sécurité démocratique du président Uribe, tout aussi glorieux que le premier….

Le rapport vient cette fois de la fondation pour la liberté de la presse (FLIP).

On peut voir une augmentation des dénonciations des menaces contre les journalistes, pendant le seul premier semestre 2006 il y a eu 72 violations de la liberté de la presse et un journaliste a été tué.
Dans la région de Arauca, la police ne laisse pas sortir les journalistes du centre urbain, et ils sont toujours accompagnés d’escorte.

Les élections sont bien sûr l’explication de cette augmentation de menaces pendant ce semestre, jusque là  rien de nouveau. Il faut simplement remarquer que les menaces sont venues suite à  la volonté d’écrire sur les paramilitaire. Aucune critique de la démobilisation n’a été possible et pas non plus de la politique de sécurité démocratique. Dans ce contexte, sans aucun point de vue dissident, on comprend mieux comment Uribe arrive à  obtenir 60%.

Le rapport nous dit aussi que la majorité des menaces proviennent des paramilitaires démobilisés…

La justice n’aide pas non plus, les cas n’ont pas avancés. Les assassinats ne sont pas résolus et les menaces sont souvent classées sans suite. La seule manière sûre d’être et de rester journaliste est l’autocensure… La sécurité démocratique montre à  nouveau son antidémocratisme, la seule façon d’être en sécurité est de se taire.

7 réflexions au sujet de « L’insécurité démocratique 2 »

  1. Dis-moi Tonio, je vois que tu n’as guère de succès…
    Un peu plus d’équilibre changera sans doute le climat atone de ton blog.
    Tu ne vois qu’un aspect des choses et néglige une fultitude d’études tout aussi crédibles qui sont plus positives sur le résultats du président Uribe.
    Bon vent à toi de toute façon…

  2. Désolé pour le temps de parution mais tu étais passé comme spam et j’étais en vacances, donc le temps de corriger la machine.
    Sur la question du succès je me demande sur quoi tu te bases, sur les dix derniers articles 5 ont été publié sur agoravox et 3 sur d’autres forum (infobox et altermonde).
    les stats sont en constante augmentation, sans faire de pub…
    Et sur la question du contenu rien ne t’obliges de venir lire ce que j’écris, si ça m’amuse de critiquer c’est mon droit
    Salutations depuis Bogotá.

  3. Soit.
    Je regrette que critiquer t’amuse, pour ce qui me concerne, je ne m’amuse pas à critiquer quoi que ce soit : quand je prends le temps de dénoncer quelque chose, c’est parce que cela m’affecte…
    Je trouvais jusque là un intérêt à visiter ton blog et à échanger un certain nombre d’idées dans la mesure où tu montrais une certaine disposition à débattre. Si ton objectif est de faire de l’anti-uribisme primaire, je ne perdrai effectivement plus de temps ici !

  4. On se demande qui parle. Quand je vois comment tu critique gratuitement et sans argumenter les communistes, les homosexuels et tous ce qui peut sortir de ta norme je me dis que mon anti-uribisme fondé sur des rapports académiques n’est pas si primaire.
    Ensuite il me semble avoir rappelé à plusieurs reprises dans ce blog que le travail d’Uribe n’était pas tout noir. Simplement, et je le crois sincérement, Uribe n’est pas la solution, c’est une étape qui s’est avéré nécésaire pour augmenter la sécurité du pays. Mais je ne le crois pas capable ni de faire la paix avec ceux qui reste, ni de construire un Etat fort en dehors du domaine armé…. à moins qu’il se mette à écouter sa femme.

  5. Phiconvers, je ne comprends pas bien ta manière de dialoguer, là… Tu n’es pas du même avis que Tonio, soit, c’est tout à ton honneur, mais tu reproches quoi exactement à ses affirmations ? Est-ce qu’il n’y a pas eu durant le « seul premier semestre 2006 […] 72 violations de la liberté de la presse et un journaliste […] tué » ? Parce qu’avant de livrer ses commentaires, Tonio se base sur des faits.

    Je n’ai pas lu les précédentes passes d’armes qui semblent vous avoir opposés, mais de toute manière, rejeter des atteintes majeures aux droits de l’homme sous prétexte que « une fultitude d’études tout aussi crédibles […] sont plus positives sur le résultats du président Uribe ». En gros, l’économie fonctionne mieux (j’attends néanmoins un indice de répartition des richesses, pour vérifier si c’est la population colombienne qui en profite ou pas), le pays est plus sûr, donc que les gauchos-anarco-syndicalisto-communistes qui veulent toujours savoir si ce n’est pas qu’une élite de la population qui bénéficie des libertés se la ferme.

    Amusant, j’ai cru lire sur ton blog une haine certaine de l’ami Fidel; et pourquoi exactement le détestes-tu, hormis pour les mêmes raisons qui te font apprécier Uribe ? Parce qu’il est anti-américain ?

    Moi je te proposerais bien d’en vouloir aux deux, parce que les deux ont à se reprocher plus que simplement des erreurs d’homme politique. Non ?

  6. Psykotik,
    mon objectif est de faire en sorte que ce blog, qui est l’un des rares sites francophones à évoquer la Colombie, compare la situation actuelle à ce qui a prévalu en Colombie avant l’arrivée d’Uribe, et non avec un idéal lointain qui est sans doute l’objectif, mais qui n’est aujourd’hui malheureusement à portée de personne.
    Ainsi, quand il évoque « une augmentation des dénonciations des menaces contre les journalistes, pendant le seul premier semestre 2006″, il n’apporte rien de bien concret : quel était le chiffre l’an dernier , prend-il bien en considération le fait que l’augmentation du nombre de dénonciations peut éventuellement être un signe positif puisqu’il implique une certaine confiance à l’égard des autorités, ou si ces dénonciations ont été faites à des ONG, l’espoir, enfin, que les choses puissent changer ?
    quand il dit qu’ « il y a eu 72 violations de la liberté de la presse et un journaliste a été tué », est-ce mieux ou pire qu’il y a quatre ans ?
    Des chiffres lancés comme ça, hors contexte, ne permettent pas de tirer les conclusions sévères qui terminent cet article.
    Maintenant, je conserve un esprit critique à l’encontre du président Uribe, notamment en ce qui concerne sa politique sociale et sa négligence en matière de relations extérieures.
    Je constate que le peuple colombien lui a apporté son soutien et qu’il a enregistré des succès réels dans la lutte contre l’insécurité, progrès que je vis à chacun de mes passages en Colombie.
    Pour Fidel, on en reparlera quand on y verra un peu plus clair. Il est évident que ce n’est pas mon héros, mais je lui reconnais un immense talent politique, qu’il aurait sans doute mieux pu utiliser.

  7. Je n’ai pas fait de comparaison avec la situation passée car ce serait un répétition d’un article précédant:
    http://www.ikiru.ch/tonio/la-liberte-de-la-presse/
    Le but était donc de montrer qu’après une légère amélioration en 2005 le premier semestre 2006 est retombé dans les pires époques pour la presse.
    Le but est aussi de montrer que dérrière tous les soi-disant progrès magnifique qu’a réussit Uribe il y a une autre réalité qu’il ne faut pas oublier.
    Ce qui ce passe en ce moment avec les paramilitaires est historique, mais cela peut tourner d’un moment à l’autre au pur vinaigre si il n’existe pas une certaine critique du processus.
    L’amnistie que leur a offerte le président ne les a pas empêché de continuer leur pression politique et une bonne partie de leur activité. Ceci ne se fait pas en deux jour c’est clair, mais si il n’existe pas de critiqueface a cela on va se retrouver avec des para au pouvoir.
    Uribe a été jusqu’aujourd’hui un peu trop laxiste face a eux, et le résultat se voit dans la presse, chez les syndicats, les leader communautaires etc…
    Pour ces raisons une critique est plus que nécéssaire.

    PS: phiconvers, je crois qu’il faut que tu changes ta manière de mettre le lien sur ton blog car mon anti-spam ne te laisse pas passer… je dois à chaque fois te récupérer chez les spams … et le programme magique qui soi-disant apprend est un peu lent dans l’apprentissage.
    C’est juste si tu veux voir tes commentaires apparaitre directement.

Laisser un commentaire