Transmilenio

Un bus, de toutes les couleurs, dévale la pente à  toute allure, il est poursuivi par un gigantesque nuage de poussière. La route est étroite et sinueuse, elle paraît interminable. Le bus est rempli à  craquer, les gens s’accrochent comme ils peuvent aux barres d’acier, qui elles-mêmes ont du mal à  rester fixées au plafond. Sur le toit, les valises côtoient les sacs de patates et les chèvres, le tout est amarré sommairement. La musique est à  plein volume, tellement fort que le son devient inaudible, les gens doivent crier pour tenter de discuter … C’est un peu une boîte de nuit sur roues, avec un inconscient au volant. On a le coeur qui palpite, de joie ou de peur. L’aventure sud-américaine bat son plein…

Si cela vous fait rêver, Bogotà¡ ne sera qu’une étape car ce n’est pas ici que vous trouverez ce fameux cliché.

Bogotà¡ est une métropole, ses 6,5 millions d’habitants se déplacent majoritairement en bus, mais les chèvres sur le toit et la musique à  fond sont des variables d’un autre temps. La ville a doté ses habitants d’un système de transport relativement moderne. Il fonctionne comme un métro : c’est-à -dire qu’on paye à  l’entrée et ensuite il existe un réseau avec différentes stations et lignes qui s’entrecroisent. Simplement ce n’est pas un métro, ni un train, … mais un bus. Les bus sont exactement les mêmes qu’on trouve à  Genève ou à  Paris. Tout beaux, tout neufs et les utilisateurs en prennent bien soin. C’est leur Transmilenio!

TransmilenioIl a été créé dans le but de diminuer le niveau de pollution de la ville et fait partie d’un programme du protocole de Kyoto. Il faut dire que l’ancien système (qui existe encore dans certains quartiers) n’était pas des plus écolo. C’était une série de petits bus, cars ou vans super vieux et qui crachaient un monstrueux nuage de fumée noire …

Les seules différences, qui peuvent surprendre le touriste, résident dans les éléments qui entourent ces bus. Tout d’abord, à  chaque entrée, il y a un ou deux militaires qui surveillent et fouillent éventuellement les sacs. Mais pour quelqu’un qui passe plus de deux semaines en Colombie cela devient vite normal, à  chaque fois qu’on entre dans un bar, un centre commercial ou un bâtiment public on passe par cette étape.

Ensuite l’entrée et la sortie du bus est une épopée : le service n’est pas encore tout à  fait suffisamment développé, alors il manque parfois un peu de place. Les gens s’emboutissent souvent sans laisser l’opportunité à  ceux qui désirent sortir de réaliser leur souhait.

Un certain nombre de publicités tentent d’expliquer qu’il est préférable de laisser sortir les autres avant de monter à  bord … je crois que cela devrait arriver le jour où il y aura suffisamment de bus.

Pour l’instant on parle de Transmi lleno* et moi ça me fait bien rire !

*lleno veut dire plein, en espagnol

Le site et ses photos

6 réflexions sur « Transmilenio »

  1. C’est pourtant facile de sortir d’un bus rempli : « Tengo un bombà! ».

    Tu vas voir comme tout le monde sort… 🙂

  2. Ok, demain j’essaie… si je me retrouve en taule ce sera de ta faute!

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