Oct 04 2005
Gremlins


Selon l’âge dont dispose le lecteur enthousiaste de cet article, le titre a de grandes chances d’évoquer un conte aussi fort que sorti des frères Grimm. Et pourtant : à l’origine, Gremlins est tout juste de la bonne série B. Des personnages peaufinés, un scénario et une ambiance sympatoche, mais de la série B malgré tout.

J’en veux pour preuve l’humour décalé des monstres : les gremlins plante dans l’appendice charnu arrière des seringues, se déguisent en femelles gremlins (scène que l’on revoit dans le second opus), jouent aux cartes, s’émerveillent devant Blanche Neige et les 7 nains. Les gremlins ont des répliques que pourraient avoir des acteurs d’un film de Luc Besson :
– Gizmo caca !
– Miam miam !
– Glou glou ?

On peut encore citer les dialogues entre les différents personnages :
– Je ne fête plus Noël !
– Ah oui ?
– Oui, quand je pense qu’on se remplit l’estomac alors que des milliers de personnes n’ont pas de quoi fêter…
– Ca y est, je suis déprimé moi aussi, maintenant, fait avec une grimace penaude l’homme-adolescent héros du film.

Je l’affirme haut et fort, Gremlins n’est que de la série B. Joe Dante, réalisant son 8e film, et également à l’origine de « choses » telles que Piranha, Small Soldiers ou encore Innerspace (l’Aventure intérieure). Rien de bien folichon, et n’en déplaise aux adeptes de ce dernier, ça reste que du B. Même du Z, pour le premier d’entre eux 🙂

Pourquoi alors cela a-t-il prit ? Pourquoi le terme de gremlins est-il devenu un nom commun ? Qu’a donc ce film de plus accrocheur, qu’est-ce qui lui donne une saveur aussi particulière ?

Il est probable que la métamorphose des Gremlins ne soit pas étrangère à notre goût pour ces petites bêtes vertes. Tout converge dans ce film pour nous faire penser au papillon : la chrysalide bien sûr, mais l’incompatibilité entre la viande et l’insecte (l’extrême majorité de papillons n’est pas carnivore), ainsi qu’entre la lumière et celui-ci.

Le papillon, soit, mais subissant alors une métamorphose inversée; de mignon et attachant, le mogwai devient mauvais et répugnant, gluant. Ce qui repousse le papillon fait régresser l’insecte ailé en larve primitive.

Cette métaphore est universelle, ce qui a pour effet principal de ne laisser aucun spectateur sur le carreau : chacun avance dans les cercles prévus de Dante.

Ratisser large, ou revister des mythes et phénomènes populaires n’est pas suffisant pour faire d’un film un adverbe éponyme. Ce conte doit donc receller un artifice invisible au premier regard, imperceptible à qui ne cherche pas sciemment.

C’est terrible à avouer, mais je ne trouve rien, nada, aucun embryon d’explication. Les contes de noël, il y a en a des milliers, alors je ne sais pas quelle est la magie qui opère à la vision de ce film. Ces petits hommes verts sont peut-êtres des régressifs, mais ils sont aussi magiciens.



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9 commentaires sur “Gremlins”



  1. :bloody: écoutermoisi le 4 ne sort pas je vou tu vouaverconpri




  2. Pas d’accord. Ca c’est le boulot de Bourdieu en socio et d’un courant de pensée depuis les années 60, avec les structuralistes, fonctionnalistes et autres caca-istes.

    Coller le constructivisme à Nietzsche, c’est lui faire trop d’honneur, non ? C’est essayer de le comprendre à travers un paradigme contemporain.

    Point… Nietzsche est clairement considéré comme LE penseur de la généalogie, comme tu dois certainement le savoir « généalogie de la morale » est d’ailleurs le titre de l’un de ses ecrits… On pourrait presque dire que la totalité de sa pensée, bien que volontairement polémique et anti-systématique (ce qui le pousse parfois d’un écrit, voir d’un paragraphe, à l’autre, à dire une chose et son inverse, trouve un fond paradoxalement très cohérent dans cette idée de mise au jour de l’impensé à l’oeuvre dans tout pensé, de l’animal derrière tout comportement humain, d’une valeur négative derrière chaque valeur positive…
    C’est, pour donner un exemple, exactement ce qu’il fait dans l’ouvrage sus-cité : il prend une par une les grandes valeurs chrétiennes (autant dire, celle de la pensée occidentale du monde grec à nos jours…), pour en montrer l’envers inavouable. Il montre, pour le dire vite, comment cette morale est une morale de la faiblesse, comment la valeur cardinale de l’humilité, par exemple, est forgée par le faible pour retourner sa faiblesse en brillante qualité, etc etc… C’est exposer la chose un peu vite, mais Freud est selon cette perspective un grand lecteur de N., à montrer comment c’est en définitif le pulsionnel, l’instinctif, en un mot l’animal, comble de l’inavouable, qui régit le comportement humain, jusque dans ses incarnations pensées comme les plus nobles : intellect, esprit, valeurs… J’insiste un peu, mais il est clair que Bourdieu est lecteur de N., et sans dire qu’il en est le direct héritier, il est polus que probable que sans le second, la pensée de premier eût été toute autre. Et encore, on pourrait rajouter à la liste Freud, Bourdieu un grand nombre de penseurs, et pour ainsi dire tous les penseurs critiques que le 20e siècle a pu connaitre…

    Tu pourrais me guider pour des lectures approfondissant le sujet ?

    Sur le combart contre le nihilisme lui-même, je peux te renvoyer au dossier du « Magazine littéraire« , ou encore (que je n’ai pas lu, mais qui traite de cette question) « Le nihilisme est-il un humanisme ? Étude sur Nietzsche et Sartre » sur la question… Sinon la plupart de ses oeuvres traitent plus ou moins directement de cette question…

    Perso je croyais à la valeur de la philosophie, et à sa capacité de “jugement” des valeur humaine, la reflexion nihiliste me paraissait intéressante pour approfondir sa pensée .. j’avoue qu’ici, ben j’ai un peu pris une claque. Non seulement au niveau idéologie politique mais aussi sur les valeurs humaines.
    Je ne veux en aucun cas dénigré l’intéret de la philo et particulièrement N. simplement le nihilisme en vrai ça a un tout autre poid (genre les paramilitaires qui, pour former leur jeune recrue (12 ans) les font jouer au foot avec des têtes de syndicalistes) …

    Je ne suis pas sûr de savoir ce qu’est « le nihilisme en vrai », mais toujours est-il que ce dont traite N., ce sont des tendances, des dispositions ou propensions qui sous tendent des agissements ou des pensées… C’est là tout le problème et l’intérêt de la réflexion conceptuelle, on est obligé de penser à partir du général et de l’abstrait. Mais il n’est paradoxalement pas sûr que l’on ne soit pas par là extrêmement concret 😉 (oui, cette phrase est alambiquée… )

    J’avoue ne pas bien comprendre la dernière partie de ton commentaire tonio, mais c’est surement parce qu’il est bientot 21h30 et que je n’ai pas encore mangé 🙂 … Ce que je voulais pointer en tous les cas, c’est que chez beaucoup de penseurs (Nietzsche, etc), ou écrivains (Baudelaire, Sade) qui semble placer au centre de leurs écrits le mal, ou la perversion, ce n’est jamais tant pour le glorifier en lui-même que pour proposer une refonte des valeurs menant àune reformulation de celles-ci qui serait plus authentique… C’est par exemple ce que se propose de faire N., en tentant de réécrire un morale qui ne soit pas fondée sur des oppositions aussi corrompues et douteuses (selon lui) que celle entre le bien et le mal…

    De plus, la pensée de ces philosophes n’en revient pas pour autant à dire qu’aucune valeur ne vaut, ou que toutes se valent. Ce n’est pas la même chose que d’interroger les valeurs en cours et leur validité, et de sombrer dans le relativisme radical, qui n’est d’ailleurs souvent qu’une manière de réintroduire subrepticement, en contrebande, des valeurs invisibles… « Pense par toi-même », ou « ose savoir » n’est pas équivalent à mettre toute valeur sur le même plan. C’est certes une invitation à la prise de liberté, mais peut-être n’y-a-t’il de prise de liberté qu’en ayant au préalable éclaircit ce qui prédétermine celui qui désire être libre, c’est à dire les valeurs qui le conditionnent…
    Bref, je m’éloigne un peu, mais tout cela pour dire que la pensée de N. n’est ni une pensée de la force déployée, en démonstration (lecture militaire offerte au fürher par la soeur de N.), ni une pensée du relativisme radical (il s’agit bien plutôt d’un généalogisme), mais bien plutôt un pensée de la vitalité, une forme de force, certes, mais au sens de la force maîtrisée, non réactive, non vengeresse, mais apaisée. C’est toute la difficulté que de réussir à penser cette re-compréhension de la force, puisque précisément, ce qu’il propose est une nouvelle conception de la notion, que l’on est pas habitué à formuler. Il est autant difficile de penser cette idée de vitalité, de force non-réactive, que de penser l’éthique par delà les notions de bien et de mal. C’est d’ailleurs là toute le mérite de la pensée de N. que de proposer des concepts proprement nouveaux, raison pour laquelle il sont à la fois si difficiles à penser et ont en même temps sujets à tant de controverses. Grand lecteur de N., « Philosopher, disait Deleuze, c’est créer -au sens fort- des concepts… », et c’est bien pour cela qu’il est difficle de se confronter à la nouveauté de telles conceptions; précisément par ce qu’elle sont inouïes (la aussi au sens fort de « nouveauté radicale »), elles sont difficiles à penser et sont souvent ramenées au connu, lors même qu’elles tentent de cerner quelque chose de non encore exprimé…

    Pinaise, je me suis bien emporté encore une fois… Je vous prie de bien vouloir m’excuser pour la tartine… :bloody:




  3. Ben merde les gars, vous m’avez séché!!!
    Pour une fois j’avais pas cour ce samedi matin, alors je me suis levé tranquille, j’ai été jouer au tennis et en rentrant.. même pas encore midi je lis vos débat et glups.. ça va loin un gremlins.
    Enfin bon, je vais tenter de participer mais je ne suis pas sûr d’avoir le niveau (j’ai pas aimé Kundera.. serait-ce un mauvais départ?)
    « Non pas que je préfère personnellement le vice à la vertu, mais de la même manière que lorsque Baudelaire (ou Nietzsche, dans une autre mesure) érige le mal à la même hauteur que le bien, il y a dans cette propension qu’ont les gremlins de singer l’humain dans ses côtés les plus bas un je ne sais quoi de salutaire, et finalement un discours plus moral qu’il n’y paraît… »

    Perso je croyais à la valeur de la philosophie, et à sa capacité de « jugement » des valeur humaine, la reflexion nihiliste me paraissait intéressante pour approfondir sa pensée .. j’avoue qu’ici, ben j’ai un peu pris une claque. Non seulement au niveau idéologie politique mais aussi sur les valeurs humaines.
    Je ne veux en aucun cas dénigré l’intéret de la philo et particulièrement N. simplement le nihilisme en vrai ça a un tout autre poid (genre les paramilitaires qui, pour former leur jeune recrue (12 ans) les font jouer au foot avec des têtes de syndicalistes) …

    Ensuite
    « ce qui est en jeu au fond c’est la question morale d’une refondation des valeurs sur des bases plus solides, moins unilatérales »
    J’ai du mal à les suivre l’un comme l’autre (N. et B.) finalement en pronant cela il vont à l’encontre du constructisme… il n’existe pas de « base solide » et l’unilatéralité depend de chacun, la liberté de penser ou le « pense par toi-même » (j’ai réussit à le placer!!!) ne devrait pas permmetre la création d’une base solide unilatérale…. Et une relecture moderne de N. devrait plus nous rapprocher de la lecture hitlérienne que d’autre chose, non???




  4. Je ne crois pas qu’au fond N. soit contre la hiérarchie des valeurs, mais plutôt contre le fait d’asséner des valeurs comme positives lors même qu’elles sont construites et historiques.

    Pas d’accord. Ca c’est le boulot de Bourdieu en socio et d’un courant de pensée depuis les années 60, avec les structuralistes, fonctionnalistes et autres caca-istes.

    Coller le constructivisme à Nietzsche, c’est lui faire trop d’honneur, non ? C’est essayer de le comprendre à travers un paradigme contemporain.

    Il faut d’ailleurs bien faire attention avec N. et le nihilisme, puisque loin de s’en faire le défenseur (c’est le contresens de la lecture hitlérienne de N.), il en est l’un des plus acerbes critiques, considérant le nihilisme comme la forme la plus moderne de la barbarie…

    Tu pourrais me guider pour des lectures approfondissant le sujet ?




  5. Je sais plus si c’est dans “Par delà le bien et le mal” où il explique comment le bien n’est qu’un étalon du mal. Dans une envolée nihiliste avec laquelle j’ai parfois du mal, j’avoue :/

    Oui, certaines thèses de Mr N. sont parfois à prendre avec des pincettes lorsque l’on est un peu humaniste… Toutefois, si sa parole est à considérer avec des pincettes dans ce sens là, il l’est aussi dans l’autre, à savoir ne pas réduire son propos à cela.
    Pour le dire vite (avant que de me faire jeter d’ici à coups de pieds au cul pour étalage de connaissance aigu…), le fond de sa pensée en revient à (re)faire l’histoire secrète et occultée des valeurs qui règlent l’existence de l’homme, vécues comme positives, lors même que celles-ci trouvent leur impulsion dans des origines plus qu’inavouables.
    Ce qui pousse notre auteur, par esprit de balancier, à démontrer comment les valeurs considérées habituellement de manières négatives ne sont pas moins « naturelles » que les valeurs positives. Je ne crois pas qu’au fond N. soit contre la hiérarchie des valeurs, mais plutôt contre le fait d’asséner des valeurs comme positives lors même qu’elles sont construites et historiques.
    J’irais même jusqu’à dire que c’est pour une plus haute idée de « juste », du « vrai », du « bien », que N. critique les significations communément admises sous les notions de « juste », « vrai » ou « bien »… De la même manière que lorsque Baudelaire érige le mal en haut de son édifice littéraire, ce qui est en jeu au fond c’est la question morale d’une refondation des valeurs sur des bases plus solides, moins unilatérales, en un mot c’est certainement la foi dans l’idée de « Beau », « Juste », etc etc, qui le pousse à en railler les incarnations les plus décadentes…
    Il faut d’ailleurs bien faire attention avec N. et le nihilisme, puisque loin de s’en faire le défenseur (c’est le contresens de la lecture hitlérienne de N.), il en est l’un des plus acerbes critiques, considérant le nihilisme comme la forme la plus moderne de la barbarie…




  6. En ce qui concerne les cigarette, je réserve mon avis pour le billet que psykotik fera au sujet de la loi française d’interdiction de fumer dans les lieux publics d’ici 2007-2008…

    En fait, vu que tu t’es spécialisé dans l’archéologie de ce blog :), voilà qui devrait t’intéresser. J’ai aucun problème pour en discuter encore aujourd’hui d’ailleurs, raison pour laquelle je laisse la possibilité de commenter sur n’importe quel message, quelque soit le nombre d’années écoulées 🙂

    Sinon, pour parler de mon incroyable vie, sans être particulièrement grand, je ne suis pas non plus particulièrement petit. Pour la boisson, je dois dire que la dive bouteille, sans être ma femme, a été ma régulière amante

    Drôle de tournure pour expliquer que Mme Sue Ellen de Dallas n’a aucun problème de boisson, comparé à toi.

    « Bonjour, je m’appelle Julien, et moi aussi je suis alcoolique ».

    Non pas que je préfère personnellement le vice à la vertu, mais de la même manière que lorsque Baudelaire (ou Nietzsche, dans une autre mesure) érige le mal à la même hauteur que le bien, il y a dans cette propension qu’ont les gremlins de singer l’humain dans ses côtés les plus bas un je ne sais quoi de salutaire, et finalement un discours plus moral qu’il n’y paraît…

    Je sais plus si c’est dans « Par delà le bien et le mal » où il explique comment le bien n’est qu’un étalon du mal. Dans une envolée nihiliste avec laquelle j’ai parfois du mal, j’avoue :/

    Cela dit, si je suis contre une romantisation du « mal », les travers des Gremlins sont peut-être effectivement ce qui nous pousse à nous attacher à ces bestioles. Les travers humains, la méchanceté, sont un miroir dans ce film dans lequel le spectateur se regarde de manière jouissive.

    Mais la jouissance doit être apporté, à mon sens, par le fait que ces Gremlins ne SONT PAS le spectateur, puisqu’ils subissent la métamorphose inversée de celle du spectateur.

    (P. S. : d’ailleurs Spielberg était à la production, et quoique l’on pense du bonhomme, c’était peut-être déja un signe…)

    J’ai toujours aimé et idolâtré ses films d’aventure, bien que restant très critique vis-à-vis de ses films engagés, que j’ai trouvé maladroits. Bien que revoyant il y a peu le début de Schindler s list, je suis amené à revoir ce que je pensais sur sa médiocrité intellectuelle, et de son manque de maîtrise des sujets sérieux. J’ai pensé pendant des années que ce début (scène de la douche qui se termine vraiment avec de l’eau et pas du Zyklon B) était peu maîtrisé encourageait les thèses négationnistes, mais à le revoir, je ne suis plus d’accord avec moi-même…

    Bon, fin du HS. Maintenant que je ne fume plus, je vais chercher à m’adonner à d’autres vices. Et nourrir le Gremlin qui est en moi :p




  7. Non pas que je préfère personnellement le vice à la vertu, mais de la même manière que lorsque Baudelaire (ou Nietzsche, dans une autre mesure) érige le mal à la même hauteur que le bien, il y a dans cette propension qu’ont les gremlins de singer l’humain dans ses côtés les plus bas un je ne sais quoi de salutaire, et finalement un discours plus moral qu’il n’y paraît…

    Sinon, pour parler de mon incroyable vie, sans être particulièrement grand, je ne suis pas non plus particulièrement petit. Pour la boisson, je dois dire que la dive bouteille, sans être ma femme, a été ma régulière amante 🙂
    En ce qui concerne les cigarette, je réserve mon avis pour le billet que psykotik fera au sujet de la loi française d’interdiction de fumer dans les lieux publics d’ici 2007-2008…

    Que le gremlin soit avec toi :[




  8. moi ça m’étonne pas que tu défendes les gremlins, tu dois t’identifier un peu à eux.
    D’abord lorsqu’on voit ton avatar on se dit déjà que tu as quelque chose à voir avec ces bêbêtes. Ensuite je ne sais pas si tu es petit mais je t’imagine buveur et fumeur …
    stupide je ne pense pas mais en tout cas suffisament fou pour défendre les gremlins et préférer les vices cachés de l’être humain a son côté polis et gentil.
    Bref ta position ne me surprend pas, mais tu devrais prendre garde de ne pas sombrer dans la déchéance gremlinesque :p




  9. Oui, je sais, je réagis en retard, encore et toujours… Mais bon, comme on dit : vieux motard…

    Je tiens ici à défendre la capacité subversive de ces petites bêtes! Alors certes, en effet, le film sent les années 80 comme une vieile coupe de Georges Mickael période Wham, mais pour l’époque (oui, j’avais 3 ans, et alors! j’ai toujours été précoce…), quelle surprise de voir ces petites bestioles mals élevées, résumant à peu près tout ce que l’être humain cache de vices sous le voile de la morale ou de l’inhibition…
    Ensuite, je ne peux qu’abonder dans ton sens en ce qui concerne la métamorphose inverse, je rajouterai simplement que cette espèce de dimension vicieusement taquine du Gremlin est ce qui rend sa contemplation particulièrement jubilatoire : il est petit, mauvais, il fume, bois, stupide comme il n’en peut plus, et jamais plus marrant que lorsqu’il singe le comportement humain (je me souviendrai toujours de cette scène où on voit plein de Gremlins dans un espèce de joyeux bordel, l’un buvant, l’autre faisant un strip-tease, un autre encore fumant un cigare plus gros qu’une pompe à vélo, etc…) Et tout ça le rend particulièrement attachant…

    Que cela soit dit : moi vivant, je ne laisserai personne dire du mal des Gremlins…

    (P. S. : d’ailleurs Spielberg était à la production, et quoique l’on pense du bonhomme, c’était peut-être déja un signe…)

    (P.S. 2 : Pinaise, l’aventure intérieure, mince… Encore un très bon souvenir de mon enfance. Certes on sourit un peu des effets spéciaux aujourd’hui, mais à l’époque, c’était le dernier cri… Et bien que ça fasse longtemps que je ne l’ai pas vu, je suis sûr que le film tient encore -un peu- la route)


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