Juin 28 2006
Linux, une solution paresseuse pour les radins

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Ca y est, je l’ai fait. J’ai pris mon courage à deux mains, gravé une galette, redémarré mon fier destrier, et attendu avec angoisse l’écran d’installation. Linux, 5 lettres que l’on rencontre à tous les coins de web, ce système d’exploitation (OS) tant vénéré et vanté par les geeks (ces passionnés d’informatique) sans que l’on ne sache vraiment à quoi s’en tenir, est passé de mon support CD à mon disque dur. La légende a crevé l’écran.

Autant le dire tout de suite, il ne m’a pas fallu plus d’une demi-heure pour comprendre l’engouement qui s’était créé autour de Linux (ou plutôt devrait-on écrire GNU/Linux, ce dernier n’étant qu’un composant de l’OS). Derrière ce qui me semblait n’être qu’un battage médiatique destiné à n’être compris que par ceux qui voient la matrix en clair, j’étais au mieux soupçonneux. Au pire, je ne comprenais absolument pas de quoi l’on parlait.

Mon seul moteur était la prochaine arrivée de Windows (r) ™ (c) Vista (r) ™ (c), le futur OS de l’une des plus grandes entreprises de l’histoire, basée à Redmond (r) ™ (c). Microsoft (r) ™ (c) s’apprêtant à lancer un nouveau système d’exploitation destiné à sécuriser (aspect grand public) le PC de l’utilisateur, ou à protéger (aspect passé sous silence) les investissements des Majors du disque, du cinéma, des softwares, en forçant le PC à authentifier tout ce que l’utilisateur installe (voir ci-après), il fallait que je me décide à installer un jour ou l’autre le concurrent à tout point de vue de Windows (r) ™ (c), GNU/Linux. Philosophiquement, financièrement, tout sépare les deux plateformes. Et bien qu’attiré tel un papillon par les promesses éclairées des geeks, j’avais peur de me brûler les ailes.

Qu’est-ce que j’avais tort ! Mais est-ce le monde de GNU/Linux qui a autant évolué ces dernières années, ou avais-je tort depuis tant d’années ? J’ai été séduit, il est vrai, par une « distribution »1 de GNU/Linux qui a le vent en poupe : Ubuntu2. Séduit par son slogan très accrocheur « Linux for human beeing », j’ai téléchargé avec beaucoup d’appréhension le fichier pour installer GNU/Linux. Persuadé que ça allait être un cauchemar.

Passé les 20 minutes d’installation, les premières angoisses propres à tout changement d’habitudes ancrées depuis plus d’une décade, l’émerveillement s’est installé : « Mais tout est déjà là ! », s’extasie-t-on. Car oui, si Windows s’installe en approximativement autant de temps qu’Ubuntu, Windows nécessite Office pour pouvoir écrire, Nero pour graver, Outlook pour communiquer, la désinstallation d’Internet explorer histoire d’éviter les vers et les virus, Photoshop pour retoucher les images, etc. Qu’on ne me dise pas le contraire, j’ai passé récemment 4 jours à installer Windows from scratch, avec son cortège de drivers et de mal de tête.

Sous Ubuntu, fini les prises de tête : tout est installé. De Gimp pour les images, à Evolution pour les e-mails, K3b pour graver, Firefox, OpenOffice, tout est déjà là. Et si ça n’y est pas, il y a l’outil d’installation le plus facile au monde : Synaptic, une sorte de menu à la carte des programmes téléchargeables. Tous les types de logiciels, d’aides, d’outils divers téléchargeables en indiquant les mots-clés pertinents, ou carrément le nom du software lorsqu’il est connu. Fini les 15 CDs qui traînent près de votre PC, la logithèque ne traîne plus sous la forme de galettes éparpillée, elle est sur internet, accessible en quelques clicks de souris. Un vrai bonheur… pour autant que l’on ait accès à internet.

Quant à l’interface, il n’y pas beaucoup à dire : pour l’utilisateur classique, pas grandchose ne change. Les dossiers se présentent différemment, l’installation de logiciels est parfois compliquée, mais si 90 % des utilisateurs d’un PC ne vont pas plus loin que le dossier « Mes Documents », le jeu du démineur, et les heures de surf/chat sur internet, la migration sera totalement transparente pour 90 % des utilisateurs. J’en ai été le premier étonné.

La philosophie de GNU/Linux était faite pour me plaire : partage, échange, il ne manque plus que les chèvres dans le Lubéron pour un revival très Sixties. Quelques arguments bateaux, mais d’une pertinence redoutable :

1/ Tout y est gratuit, et c’est tant mieux, je suis près de mes sous depuis quelques mois.

2/ Peu de virus (mais ça changera, si GNU/Linux se popularise, ça changera…).

3/ Fini de jouer au cascadeur entre des montagnes de seins siliconés sur des sites pirates, à la recherche de la clé d’activation d’un software téléchargé sur le net. Non, je ne dirai pas pour quelle boîte je travaille.

4/ Après il y a aussi les arguments de stabilité de GNU/Linux, mais à dire vrai, en 5 ans, mon Windows n’a que très peu planté. Ca fait partie des arguments que je n’ai jamais vraiment compris.

5/ Enfin, Ubuntu (ou une autre distribution) utilise le maximum des ressources de votre ordinateur, paraît-il; je ne vois pas de différence quant à moi, mais je fais confiance aux experts en la matière, tellement experts qu’ils ont bien failli me tenir éloigné à vie de ce monde incroyable, cette logique du « libre » poussée jusqu’à son extrême.

Quelques bémols sont toutefois à noter : vouloir installer des programmes non prévus par le site de Ubuntu est un peu compliqué, et l’on est parfois dérouté dans nos habitudes.
Mais le jeu en vaut la chandelle. Dans environ 6 mois (mais Microsoft repousse l’échéance sans cesse), Windows Vista compte bien révolutionner aussi nos habitudes. L’installation d’un logiciel sera soumis à la vérification BitLocker Drive Encryption (r) ™ (c) (anciennement Palladium), un système disant si oui ou non l’utilisateur a le droit d’installer le programme, ou même de l’exécuter. Face à cette révolution annoncée, je ne sais pas comment les utilisateurs du monde entier vont pouvoir passer le cap. En tout cas, entre apprendre à utiliser un nouvel OS, et accepter que je sois contrôlé sur ce que j’écoute, j’écris, je regarde, avec qui je discute, mon choix n’est pas très difficile…

Je suis pour l’instant en « dual boot », c’est à dire que je peux choisir si je lance Windows ou Ubuntu (ou Mandriva, une autre distribution GNU/Linux, mais on verra ça une autre fois, ça à l’air moins bien); lorsque je serai suffisamment aguerri, le passage sous GNU/Linux sera définitif, gratuit, et… librement choisi. Un bonheur.

Et pour la route, un message qui m’a beaucoup plu, sur la comparaison entre Ubuntu et des voitures volantes.

NB : Ce message a été rédigé sous Ubuntu. La correction a été assurée par OpenOffice Writer. La capture d’écran par un outil natif. La rédaction sur Firefox. Tout a été réalisé sous contrôle d’huissier, et les cascades réalisées par moi-même.

  1. Il existe énormément de déclinaisons du noyaux de base de Linux, chacune ayant ses avantages et ses inconvénients. Un site qui répertorie de nombreuses distributions : http://distrowatch.com []
  2. Tiré du site : « Ubuntu » est un ancien mot africain qui signifie « humanité aux autres ». Ubuntu signifie également « Je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous ». La distribution Ubuntu Linux apporte l’esprit Ubuntu au monde logiciel. []


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15 commentaires sur “Linux, une solution paresseuse pour les radins”

» Ping «
» Lost Highway » Ubuntu party: 1 an de nouvelle vie, j’invite tout le monde à fêter l’évènement «

[…] DRM, ces 3 lettres que tout le monde devrait connaître, Ubuntu, take 2 : la liberté à tout prix, Linux, une solution paresseuse pour les radins, C’est quoi un OS ? – Windows Vista sans virus, et un pan industriel s’effondre, imdb wordpress […]





  1. Vouais, merci pour ces conseils. Je ne savais pas qu’on pouvait convertir facilement NTFS -> EXT3.

    J’ai installé Ubuntu sur mon portable, tout baigne sauf que je n’ai pas encore de connexion internet (il faudra que je me renseigne parce que je n’ai pas trouvé comment configurer ma connexion ADSL).

    J’ai essayé de l’installer aussi sur mon ordi fixe, mais là impossible de redimensionner la partition de Windows pour faire de la place –quand bien même c’est la seule partition du disque dur, qu’elle compte largement 60 Gigas de libre, que j’ai défragmenté pour regrouper tout le vide à la fin du disque, et que je ne cherche qu’à créer une « petite » partition de 5 Gigas… Non, erreur de l’incontournable Partition Magic, je n’y arrive pas… Mon disque dur semble buggé… Ou alors il faudra que j’essaye avec l’outil de partionnage d’Ubuntu.

    Après, la question c’est de retrouver ses marques au niveau de l’interface et des logiciels auxquels on était habitués (trouver un équivalent à Photoshop, Dreamweaver, Xplorer2, etc)… Actuellement il me semble quasiment plus facile de commencer à zéro sous Linux que de passer de Windows à Linux.




  2. Je savais à peine manier une souris…! naaan mais quel goujat ce mec !!!

    🙂

    A l’heure actuelle toutes mes partitions sont en NTFS et je me vois mal rétrograder en FAT32.

    Moi je te conseille quand même le dual boot pendant quelque temps, ce qui implique du NTFS et du EXT3 (ou EXT2, mais il paraît que c’est moins rapide).

    Dans un premier temps, tu te familiarises avec Ubuntu, tu cherches tes marques, tu vérifies comment tu as accès à tes partitions NTFS (car elles sont automatiquement accessibles).

    Dans un deuxième, tu convertis certaines partitions en EXT3 avec… euh, Partition Magic. Je sais, tu hais ce programme, mauvais souvenirs oblige, mais l’opération de conversion ne peut, à ma connaissance, se solder par une catastrophe.

    Dans un troisième, tu utilises Ubuntu comme OS principal, parce que tu ne pourras jamais tout convertir pour Linux. Il y aura sûrement 2-3 programmes dont tu auras besoin de temps à autre, et qui ne fonctionneront que mal avec le (non-)émulateur windows, soit WINE. Qui est assez impressionnant, je dois dire, je ne m’attendais pas à une telle maîtrise de windows par Linux.

    Sinon, j’ai lu quelque part que l’on peut « débrider » assez facilement l’écriture sous une partition NTFS; mais c’est illégal, donc non officiel. Faut dire qu’après avoir passé 10 ans à utiliser des versions, ahem, « non officielles » de Windows, Office, et que sais-je encore, c’est le dernier de nos soucis, non ? 🙂

    Rien à voir, mais si vous voulez rigoler un peu, demandez à notre cher JC de vous dire “ubuntu” …

    Bein quoi… Unboutu ! Euh… Ubuyntou ! Ahem, Unbutu ! Non, même par écrit, c’est pas terrible… Mon disque dur a une incompatibilité avec ce mot, qui paraît pourtant si simple…


» Rétrolien «
» blog.donax.ch «

Il l’a fait……

Je lis depuis quelques mois l’excellent blog (Lost Highway) d’ikiru.ch et c’est avec le plus grand plaisir que je vois qu’il a fait le grand saut! Bravo!……





  1. Rien à voir, mais si vous voulez rigoler un peu, demandez à notre cher JC de vous dire « ubuntu » … Niark ! 😀 :p


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