Août 20 2007
Un Drakkhar noir s’arrime au port de Stockholm

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A en croire nos grand-mères, si c’est cher, c’est que la qualité est au rendez-vous. Le sens commun voudrait alors que Stockholm soit l’une des villes les plus réussies au monde…

Sans oser s’adonner à de tels superlatifs, il faut reconnaître que la blonde capitale suédoise soumet une palette de couleurs, de lumières et de bâtiments à ses invités à en défriser leurs cheveux.

Stockholm se présente tout d’abord comme une Venise géante, qui aurait toutefois laissé ses vikings hacher menu tout romantisme. Des bâtiments cossus, massifs, imposants, qui se dressent tels des géants d’un autre âge au-dessus des méandres aquatiques. Car de l’eau, il y en a à profusion : c’est d’île en île qu’on se déplace, toutes étant accrochées à leurs consoeurs par des ponts de toutes sortes. Ainsi sanglées, elles ne sauraient, quand bien même l’envie ne leur en prendrait, dériver à l’aventure.

Plus impressionnant encore, le précieux liquide s’additionne de sel dans la partie est de la ville, lieu où la mer ose prendre ses aises; à l’ouest, le lac est aussi éloigné de la mer morte géographiquement que dans sa composition chimique, l’eau est douce… Les efforts contre la pollution entrepris par les habitants ces dernières années se sont révélés payants, puisqu’ils peuvent depuis quelques temps librement choisir de se baigner aussi bien d’un côté que de l’autre. Un choix cornélien qu’on voudrait être plus nombreux à pouvoir se poser : mer ou lac ?

La sensibilité écologique s’exprime également dans le nombre de piste cyclables. Tout est prévu pour que les vélos traversent de bout en bout la cité marino-lacustre sans risques. Ce qui n’empêche pas les deux roues, dans un amusant mimétisme avec les immense forêts sans fin entourant la ville, de porter un casque sur leur canopée.

Si l’on observe attentivement ces individus sur leurs fières montures, un enseignement d’importance s’impose rapidement à l’anthropologue amateur :la voiture n’est pas source de tous les maux. Elle empoisonne l’atmosphère, certes, mais elle n’est point responsable de la mue du paisible piéton en barbare incivique peu soucieux de ses congénères, dès qu’il prend la route. Car à Stockholm, où le cycliste est roi, ce dernier endosse le rôle du fou du bitume avec un aisance surnaturelle. Au marcheur qui s’apprête à traverser la voie cyclable, un flot d’invectives suédoises qui ne manquent pas de sel lui sera déversé une centaine de mètres avant la collision (étonnamment) redoutée. Au tranquille quidam qui aurait le malheur d’avoir la moindre partie de sa jambe sur la – pourtant large – voie des bicycles, un torrent de mécontentements s’abattrait sur le pauvre innocent. Ce n’est pas le volent qui donc suffisant et arrogant, mais bien la création d’une piste routière prévue pour un type de véhicules.

Pour le visiteur, ce désagrément s’oublie très vite : il suffit d’admirer les bâtiments construits par des hordes de Titans. Si Prométhée a transmis le feu à l’homme, cela s’est fait dans les contrées nordiques, et non asiatiques. Sans fioritures, beaucoup de briques rouges, tout est imposant, par le seul fait que cela existe. Des églises en formes de châteaux forts, des mairies grandes comme des cathédrales, on est écrasé par tant de magnificence et de grandeur. Les perspectives, déjà hors de proportion, se trouvent encore allongées par un soleil n’osant pas pointer le midi, mais montrant néanmoins toute l’horizontalité de la ville. Qu’en est-il en cas de soleil de minuit ?

La nuit tombée, on serait tenté de croire qu’il est temps de reprendre son souffle. Il n’en est rien, l’éclairage nocturne semble avoir été savamment étudié pour tenir en haleine les contemplatifs touristes. Dans un mélange de reflets et d’ombres, les majestueuses constructions s’affinent, se font plus subtiles aux yeux émerveillés les regardant.

Cassons le cou à certaines idées reçues très populaires : tous les Suédois ne sont pas blonds, La mondialisation faisant son chemin, il y a beaucoup d’immigrés pour contrebalancer la couleur virginale; pas plus que toutes les Suédoises ne sont à tomber par terre, puisqu’il paraît hasardeux de prétendre avoir vu toutes les habitantes d’un pays de 10 millions d’habitants. Que cela soit dit. Nuançons donc, mais ne soyons pas naïfs : si vous êtes célibataires, et aimez les blondes aux formes de femmes, pensez à venir faire un tour à Stockholm avant de choisir votre dulcinée russe ou polonaise sur catalogue.

Tack (merci), Stockholm la vieille, pour m’avoir laissé admirer tout ce que tu cachais sous un manteau de clichés. Avoir pu flâner dans les garten (rue) était un honneur.



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12 commentaires sur “Un Drakkhar noir s’arrime au port de Stockholm”



  1. J’y suis allé l’an dernier. C’est peut-être mon souvenir qui est un peu émoussé, plus que la Suède qui a probablement peu changé en un an. Peut-être ais-je un peu gommé la présence de minorités « visibles » mais l’impression que j’avais eu c’était que les dites minorités visibles l’étaient bien peu…




  2. Dis-moi, si tu avais grandi dans un pays à la température moyenne de 30 degrés, est-ce que tu crois que tu pourrais vivre dans une contrée où il fait jusqu’à moins 25 en hiver ? C’est une condamnation à mort pour les Sénégalais, les Ivoiriens, ou tout citoyen africain 🙂

    J’ai rarement trouvé un peuple aussi ouvert que les Suédois; en comparaison à ma récente expérience praguoise, c’était le jour et la nuit. En Suède, n’importe quel boulanger parle anglais, tient courament une discussion avec le premier venu. Et comme je sais qu’on a à peu près eu les mêmes impression vis-à-vis des autochtones praguois, qui ressemble à des Golems, je ne me répéterai pas.

    Quand es-tu allé à Stockholm ? Les choses bougent si vite aujourd’hui…


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