ode en do mineur, sans casque de travailleur

Ca ne va peut-être pas te plaire, Mais ch’uis fonctionnaire. Au gré des saisons, Ch’uis au service de la population. Toujours très occupé, Sans être affairé, Quand mes acquis déchaînent les passions, Mon combat est celui de la population. Des malotrus, Me déclarent obtus, Comment les considérer, Si moi-même ch’uis déconsidéré ? On me trouve hargneux, Alors que ch’fais de mon mieux. Je fonds, je fuis, je frappe, Le pouvoir, c’est moi ! Oh, j’ai bien essayé de changer, Mais un mitard est plus facile à gérer. Dans l’engrenage, je te le garantis, Moulé et formé, j’en suis ressorti. A…

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Rich and strange

Un homme égoïste, Fred, s’ennuie dans sa vie monotone. Heureusement pour lui, le voilà qui hérite d’un paquet d’argent, ce qui lui permettra de voir du monde. La trame est simple, tout comme le film. Filmé sans beaucoup d’imagination, les scènes se succèdent dans une longueur habituelle chez Hitchcock; sauf que là, on trouve le temps long, on est peu intéressé par les découvertes (Paulo) cohelosques du héros. Il va jusqu’au bout du monde, se détachant progressivement de sa vie qui a aussi peu de couleurs que le film, et se rendra compte que ce qu’il cherchait était sous son…

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Spellbound

Une maison de fou pour présenter la psychiatrie; Hitchcock, qui s’intéresse comme un damné à cette discipline encore relativement peu connue du grand public à cette époque, et construit le film brique après brique telle une séance sur le divan. La symbolique est une merveille : de la femme débauchée (la sublissime Rhonda Fleming), jouant aux jeux de cartes et nymphomane, il passe à la psychorigide (Ingrid Bergmann), incapable d’aimer, qui est la psychiatre. L’une et l’autre sont opposées dès les premières images du film, mais Hitch ne suivra que la seconde, puisqu’après tout elle a réussi sa vie. Les…

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