Révérien Rurangwa

Informations sur la situation actuelle de Révérien

15.02.08 : Si la décision de l’Office des migrations était étonnante, le nombre de participants qui se sont rendus à la Vue des Alpes l’était tout autant ! Alors qu’étaient attendue une vingtaine de personnes, plus du double a fait le déplacement dans ce petit hameau, pour rappeler combien la situation de Révérien lui tenait à coeur. Ils étaient trop nombreux pour tous les retenir, mais on citer les présences de Mme John-Calame, MM. Berberat, Cuche, Favre, qui ont tous fait le déplacement pour rappeler que les hommes et femmes politiques sont derrière lui. Plus étonnant, M. Yvan Perrin avait lui aussi fait le déplacement; l’un des principaux défenseurs de la récente loi sur l’asile, avec de nouvelles dispositions qui devaient permettre (selon les champions de ladite loi) à des cas comme celui de Révérien d’être acceptés plus facilement, a tenu ainsi les différents engagements renouvelés à plusieurs reprises. Un signal fort, à n’en pas douter.


13.02.08 : La réponse de l’Office des migrations suisse est connue depuis hier : c’est un préavis négatif, au grand étonnement de tous. Malgré les assurances politiques et administratives que Révérien pourrait obtenir un permis B humanitaire, l’instance fédérale décisionnaire en matière d’asile a refusé ce qui semblait, au vu du parcours de Révérien et des nouvelles dispositions légales, largement acquis.

Au-delà de la légalité d’une telle décision (il est encore trop tôt pour aborder cette question, car la position n’est pas définitive), l’inhumanité d’un tel jugement frappe tous les appuis de Révérien : si une personne, qui a été dépossédée de toute sa famille, a été gravement blessée et ne peut raisonnablement pas retourner dans son pays, n’a pas le droit à l’asile en Suisse, on se demande qui y a le droit. Le comité, le canton de Neuchâtel, Révérien et son avocate vont se pencher sur les suites légales (ou autres) à apporter la sentence de l’Office.

Demain 14 février, à l’initiative d’un grand magazine romand, une photo d’un certain nombre de supporter de Révérien sera prise sur le parking de la Vue des Alpes, à 13h. Si vos disponibilités vous le permettent, vous êtes le bienvenu !

Nous vous tiendrons informés ici-même de la suite de l’affaire.

Vous pouvez consulter les précédentes nouvelles sur la pages des archives.

Qui est Révérien ?

Révérien Rurangwa est un Rwandais qui n’est théoriquement plus menacé d’expulsion du territoire suisse. Mais dans une hypocrisie extraordinaire, la Suisse refuse de lui accorder des papiers d’établissement définitif, ce qui l’oblige à renouveler son permis temporaire tous les six mois, l’empêche de travailler, d’obtenir un diplôme (dont il a déjà suivi les cours), bref, l’empêche de vivre.

Génocidé et Révérien petit

Vous pouvez consulter une interview de Révérien.

L’objectif du comité est de stabiliser la situation de Révérien qui, bien qu’ayant survécu à la mort des 43 membres de sa famille, a le moral particulièrement éprouvé après 8 longues années sans savoir quelle direction peut prendre sa vie.

Informations supplémentaires

Presse audio-visuelle

  • La vidéo d’une interview, faisant suite à la prédécision de refus pour l’asile (TSR, 13.02.2008) Téléchargez-la.
  • Participation à « Vol de Nuit », présenté par Patrick Poivre d’Arvor sur TF1 (France)
  • Participation à « On ne peut pas plaire à tout le monde », présenté par Marc Olivier Fogiel sur M6 (France, avril 2006)
  • La vidéo de l’émission Infrarouge (TSR, Suisse, avril 2006)

Presse écrite

13 octobre 2007, “Le mouton noir, maintenant c’est moi”, L’Express/Impartial Download
4 juillet 2007, “Mon psy, c’est l’écriture”, L’Express/Impartial Download
1er juin 2007, “L’errance neuchâteloise d’une mémoire du génocide Rwandais”, Le Courrier consulter
8 mai 2007, « Pétition pour Révérien », L’impartial Consulter
17 avril 2007, « toujours pas d’asile pour Révérien Rurangwa, le « génocidé » rwandais », 24 heures Download

Sites de soutien

  1. Ibuka, association regroupant les survivants de ce génocide
  2. Savoure le rouge, mon amour
  3. Blog perso sur l’histoire du Rwanda
  4. Sentinelles, les volontaires qui ont sauvé la vie de Révérien au Rwanda
  5. Stop aux renvois

130 Commentaires

  1. Bonjour Révérien,

    J’ai été beaucoup touché par votre témoignage et votre souffrance. Dans votre livre vous parlez de dieu et je comprend que vous ayez de la peine à avoir de la foi après tout ce que vous avez subit. Sur ce site internet vous trouvez des réponses à bon nombres de vos questions que vous vous posés: Regardez ce qu’il dit sur les souffrances:
    L’humanité n’aurait jamais dû connaître la souffrance ; ce n’était pas là la volonté de Dieu. Cependant, le premier homme et la première femme se sont rebellés contre lui. Ils ont voulu décider par eux-mêmes de ce qui était bien et mal. Ils ont rejeté Dieu et en ont supporté les conséquences.

    Nous subissons les répercussions de ce choix insensé. Mais Dieu n’est en aucun cas à l’origine de nos souffrances.

    La Bible déclare : « Que personne, lorsqu’il est dans l’épreuve, ne dise : “Je suis en train d’être éprouvé par Dieu.” Car Dieu ne peut être éprouvé par des choses mauvaises et lui-même n’éprouve personne de cette façon » (Jacques 1:13). N’importe qui peut connaître la souffrance, même ceux que Dieu approuve.

    En espérant vous donner un peu de réconfort je vous souhaite tout de bon pour la suite.

    (n’hésitez pas à me contacter pour d’éventuelles questions)

    En pensée avec vous.

    Nini

  2. Hi Mr. Rurangwa,

    I read Your book « Génocide » and it was wery moving. I feel same sentiments about forgiving and forgeting. I must say we are very different – I come from Europe but You are from Africa, but the theme You are touching is similar to mine.

    I consider myself the one who can never neither forgive nor forget what some big nations did to my people. And It’s also every day with me.

    I’m sorry I do not write in french… It just takes too long time to write in french, but I read Your book in french. I hope You can understand this simple message to You.

    I wish You the best and courage to keep going. And of course lots of good friends.

    E.V. aka Wilson Moir

  3. jeanpierre dussaucy

    salut petit Révérien peut etre tu me kif j’ai instaler internet à la maison je suis toujours à fontaines j’ai essayer de te voir à la vue des alpes sans succés tu peus me faire parvenir un mail jeanpitch@outlook.fr je t’embrasse de j p

  4. Bonjour Révérien, je ne sais pas si vous allez encore sur ce site mais j’ai vraiment besoin de vous. Je vous avais contacté par message sur facebook car je fais mon travail de maturité sur le génocide du Rwanda et vous aviez accepté de me rencontrer. Mais je n’ai plus de nouvelle.. Vous êtes une partie clé de mon travail et je tiens vraiment à vous rencontrer.
    Salutations

  5. ce qui c’est passé me touche enormement je ne comprends pas kommen on peut faiire du mal autour de soi, comment les prètres et soeurs peuvent vous dire aimés vous les uns les autres au lieu de sauver kelke personne….. Je sais qu’il y a un DIEU ET KE TOUT CES GENS LE PAYERON…..

  6. Bonjour Révérien,
    Je viens de lire votre témoignage poignant et je ne peux m’empêcher de vous écrire afin de vous dire à quel point votre histoire et votre souffrance m’ont bouleversé. Vous avez écrit ce livre il y a quatre ans, je le découvre seulement aujourd’hui… Et je me demande aussi ce que vous devenez. Êtes-vous toujours en Suisse? J’espère que votre statut de réfugié a été reconnu. Je prie pour vous afin que vous trouviez la paix. Bien sûr,votre souffrance me dépasse, mais sachez que je pense à vous de tout coeur. J’admire votre courage.Votre lutte pour la survie sans céder à un désir légitime de vengeance est remarquable. Et je suis persuadée que comme vous le dites à la fin de votre livre, vous pourrez retrouver vos êtres chers et Dieu vous fera justice. J’espère avoir de vos nouvelles, peut-être une réponse à ce message…
    Avec toute mon amitié
    Lydie

  7. J’ai lu votre livre, et je ne pourrai pas d’écrire les sentiments qui m’ont alors envahis, et je n’ose imginais ce que vous avez pu vivre. Mais, s’il y a bien une chose que m’a apprise ma courte vie, c’est qu’il ne faut jamais abandonner, toujours se battre pour atteindre le but que l’on c’est atteint. Même si le morale n’est pas toujours au beau fix, il faut se souvenir, il faut que vous vous souveniez, que si vous êtes toujours en vie, alors ne soyez pas triste, mais rappelez vous toujours des meilleurs moment de votre vie, et vivez pleinement une vie pleine de bonheur, car c’est seulement quand c’est fini, quand la vie est finie, que l’on s’aperçoit que c’était court, magnifique, mais inoubliable…
    Même si je ne peux pas comprendre ce que vous avez vécu, et ce que vous vivez, et que je ne peux pas me permettre de vous donnez des conseilles parce que je n’étais même pas encore née lors du génocide, j’espère juste que vous avez compris, que tout ce que vous faîtes à une importance, et peut changer la vie, ou la vision d’une personne comme la mienne. Vous m’avez ouvert un peu plus les yeux sur notre monde, et je voulais que vous vous en rendiez compte.

  8. Bonjour, je viens de lire ton livre, autant dire que je n’ai pas de mot pour décrire ce que je ressens…j’aimerai juste avoir des nouvelles savoir ce que la vie t’apporte…je n’ose…et ne peux de toute façon pas imaginer ce que c’est de vivre avec cela, j’ai fait lire ton livre a mes enfants…une leçon de vie pour eux, merci pour ton témoignage et amitié sincère…peace

  9. Révérien, j’ai lu quelques commentaires, j’ai hésité à en laisser un car tout est dit mais aprés tout, je pense qu’il est important de dire et montrer se que l’on pense… Je suis en pleine lecture de votre livre, je suis meurtrie par vos ecris et surtout du faite que vous ayez vécu un truc pareil, et de savoir qu’il y ai des être humains capable de tuer (le mot est légé) de torturer des enfants, des BB, des femmes, des hommes, de vous pilliez avant et aprés un tel carnage (ceci par des enfants ou des femmes)… Je suis choqué, j’ai honte, honte de l’etre humain mauvais, macaviélique, comment pour une race ou autre peut on faire cà??? Je suis dépasé…
    Vous méme vous vous posez encore ses questions qui resteront sans réponse. Vous me donner espoir, vous êtes un être extraordinaire pour votre courage, la force de survivre, la force d’être resté pour nous faire prendre conscience de ce drame, et surtout je l’espere et le souhaite avoir des enfants, il le faut, vous devez, vous et votre famille continué a vivre et là, est la plus belle des revanches et vengeances et humiliations pour eux (le diable)
    Encore une chose qui me fait mal et honte, comment cà vs n’avait pas de papiers?? Incroyable, il n’ya pas de mot, là non plus pour décrire cette foutu connerie! Il y a vraiment des malaises quelque part…
    J’ai hate d’apprendre que vous êtes un heureux Papa, il n’y aura que cà pour vous redonner gout à la vie, les bonheurs des enfants est un cadeau naturel et beau de la vie.
    Avec tte mon amitié et ma sincérité, Peggy

  10. Salut Reverien je t ai rencontré en soirée le 25 avril 2009 a Neuchâtel je n avais pas conscience de l’horreur que tu as vécu, d’être passer par les portes de l’enfer, j’ai lus ton livre il ma donner plusieurs fois envie de pleurer de tristesse, de révolte contre les hommes de pouvoirs de toute nations qui n’ont rien fais je ne peux pas refaire l’histoire les flammes de l’enfer sont passées sur ton pays, cette tragédie nous fais mal à la conscience de n’avoir rien fais,et de savoir que c es réellement arrivé es pire, mon cris notre cris de révolte contre l’être humain le combat continue tous ce paie un jour je dis que tu es un sacré bonhomme, une personne de coeur un homme courageux tu m as touché au plus profond de moi même et bon courage dans ta mission sincèrement Mounir.

  11. Bonjour Révérien,

    Je viens de terminer votre livre.
    Terrifiant, atroce, inhumain … Ce sont les mots qui me viennent à l’ésprit pour décrire ce massacre. Et… honte !
    Vous dite que les gens, bien souvent, ne croient pas à votre histoire, ou plutot ils croient que… c’est trop ?!
    Ceux-la, croyez-moi, ce sont ceux qui n’assument pas et ne veulent pas entendre que les gouvernements de leurs pays n’ayent rien fait pour empecher ce massacre.
    Car aux yeux du  »reste du monde » les problèmes de l’Afrique ne sont que les problèmes des africains, ca ne les concerne pas !

    Mais moi je sais que tout cela est vrai, horriblement vrai, insutenablement vrai, atrocement vrai, car l’Afrique et capable du mieux, comme du pire.

    La famille de mon mari vit au Kenya, nous avons vecu dans la peur, il y à deux ans, que tout ca se reproduise… On à vecu des mois d’angoisse et de douleur.Le spectre du genocide du Rwanda planait sur le Kenya.
    A la télévion, les immages des maisons et des églises brulées,les gens tués et torturé, les cadavres dans les rues… nous avons vecu dans la peur pour les notres.

    Et vous tout ca vous l’avez vecu , votre chaire à été martirisé, votre coeur à été tué, votre vie à été detruite.
    Cela ne se pardonne pas !
    Mais surtout ne s’oublie pas.

    Moi je ne peux pas oublier, et je ne veux pas oublier, cela equivaudrai à un deuxième massacre. Personne ne doit oublier !
    En respect pour vous, votre famille et tant d’autres encore.

    Je ne sais pas ou votre demande de permis en est aujourd’hui, mais j’éspère que vous l’obtiendrai enfin.

    Ca me révolte de savoir que notre gouvernement puisse seulement immaginer de vous renvoyer !!
    Honte, à nouveau, le mot honte me viens aux levres !

    Mes pensée sont avec vous.

  12. Moi Réverien, je vous trouve beau. Vraiment, et simplement, beau.
    Beau par ce qui anime vos traits, par vos mots et vos sentiments.
    Par l’amour 43 fois présent en vous, mais aussi l’Amour tout court. Beau, enfin, car les cicatrices de votre visage ne déshonore ‘que’ les bourreaux et s’élèvent à l’inverse de la laideur.

    La force de votre témoignage, l’amour porté aux vôtres, la souffrance de votre regard d’enfant de 15 ans, votre incompréhension devant la haine, me semblent former comme un son dont j’entend l’echo, une résonnance en moi -qui, pourtant, suis evidemment bien loin de pouvoir vraiment comprendre ce que vous avez pû vivre, ressentir…puisque je ne l’ai pas vécu. Et, pourtant j’ai, désormais, le ‘vécu’ de ma propre incompréhension. Incompréhension (et révolte, et dégoût!) devant de tels actes. Incompréhension aussi d’un occident -auquel j’appartiens- et qui scande (« en coeur? »), « plus jamais ça »…

    Mais, aussi, j’ai honte: si j’avais été présente au Rwanda, en avril 1994, aurais-je tenté d’agir pour essayer de sauver une vie? Je veux croire que oui, que j’aurai été cette personne là. Mais, vraiment, je n’en suis pas certaine. Alors, Merci, Réverien, pour votre témoignage qui m’amène à me poser cette question là…à m’interroger sur la réponse…et sur le sens de mon humanité…

    J’espère de tout coeur que vous arriverez à trouver un peu de paix. Que vous pourrez être enfin heureux. Ne baissez pas les yeux devant le miroir, soyez fière de l’image qu’il vous renvoie.
    Je rend hommage aux 43 personnes de votre famille que vous m’avez fait connaître.

  13. bonjour,

    je m’appel delphine et il y a plusieurs mois ma soeur a acheter votre livre et me la passer a mon tour

    en le lisant j’ai énormément pleurer je vous soutien émormément et souhaite que vous retrouviez la paix

    je vous embrasse et bon courage dans vos démarches

  14. avec tout mon soutien mon cher Révérien. couragew

  15. cher reverien,

    j ai lu votre livre, pleurer sur vos mots et vos maux, que pourrais je vous dire qui ne l a pas deja etait, si ce n est merci d etre en vie, merci d etre la pour nous raconter cette horreur que vous avez vecu, merci d avoir ce courage infini d elever votre voix au plus haut et de crier au monde entier que vous etes la, que vous avez vu et entendu, merci de nous transmettre votre vecu votre histoire, l histoire du rwanda, pour que tout le monde sache et que personne n oublie, j honorerai la mémoire des votre en racontant, votre histoire, celle de votre pays, a mon petit garcon lorsque l age sera venu, afin qu il sache lui aussi et que lui meme la transmette a ses enfants, parcequ il faut que le monde sache, et ne ferme pas les yeux!!!

    je ne peut que vous laisser en vous souhaitant tout le bonheur possible, cela semble bien derisoire, mais de tout coeur chaque jour mes pensées vous accompagne.

  16. Hello!!!

    J ai fait une promesse, je la tiendrai.
    A bientôt, et Gambate.
    (;

  17. Cher Monsieur,
    ces quelques mots brefs pour vous dire que j’ai été très touché par votre livre, lu en quelques traites il y a peu. Votre histoire personnelle est bouleversante, votre récit est sans concessions, teinté de doutes et à la fois d’une rage de vivre impressionnante. Je tenais, par ces quelques mots, à vous faire part de mon respect et vous apporter mon modeste soutien, en vous souhaitant beaucoup de courage pour continuer à refuser la fatalité, le déni et l’oubli.
    Bien à vous
    C. Dubied

  18. Bonjour Révérien,

    Je vous écris de Belgique, où j’enseigne l’anglais et l’espagnol à des adultes, tout en m’efforçant de transmettre des informations sur les réalités de notre monde.

    J’ai lu votre livre et, plus récemment, vu le film de Stéphane Valentin : ce sont deux documents qui, du début jusqu’à la fin, m’ont profondément touché.

    Je souhaitais surtout vous dire que, même s’ils sont peut-être trop peu nombreux, il y a des gens qui vous écoutent, qui vous croient, qui pensent à vous et vous soutiennent moralement. J’en fais partie, bien sûr. En ce qui concerne le film, j’ai été particulièrement ému par la fin, où, en kinyarwanda, vous vous adressez directement aux autres rescapés en les encourageant à dire la vérité, à ne pas baisser les bras, à continuer à se battre pour que l’on sache et n’oublie pas. Votre livre est lu et le film vu par de nombreuses personnes. Certaines, comme moi, savaient déjà, mais sans connaître votre histoire à vous. Pour d’autres, votre témoignage constitue une première approche de la réalité. Dans la salle de cinéma, il y avait une centaine de personnes : c’est peu, mais en même temps c’est beaucoup !

    Vous ne pardonnez pas ; comment ne pas vous comprendre ! Mais vous demandez justice, avec raison, et vous expliquez en quoi c’est différent de la vengeance, et ceci est tout à votre honneur. La vraie vengeance, plus revanche que vengeance, celle qui est empreinte de sagesse et de courage, celle qui est la vôtre, ne consiste-t-elle pas à poser des actes, petits et grands, tels que décrocher son permis de conduire du premier coup (bravo !), écrire un livre, se lever le matin avec le courage de faire face, debout, un jour de plus, faire confiance à quelqu’un, fonder une famille… ? Je vous souhaite de pouvoir encore poser de tels actes de vengeance à de très nombreuses reprises !

    Vous abordez la question de dieu avec une grande honnêteté. Quelle autre conclusion tirer de votre expérience ? Si le Vatican, l’Église rwandaise en tant qu’institution, sa hiérarchie et ses prêtres en tant qu’individus n’ont pu faire mieux que ce qu’ils ont fait et font encore aujourd’hui, à quoi donc sert la foi ? Institutionnellement et individuellement, absolument rien n’a distingué la réaction de l’Église, des prêtres et des chrétiens. Le vide le plus absolu ! A quel dieu, s’il existait, aurions-nous à faire ? Il faudrait le répudier ou se battre contre lui. On peut certes comprendre les rescapés, les génocidaires et les témoins qui, chacun avec ses propres motivations, ont besoin de se rattacher à quelque chose et continuent de croire. Néanmoins, on peut tout aussi bien vivre moralement et courageusement, on peut aimer et faire preuve d’humanité, et même avoir des préoccupations spirituelles, sans dieu ni religion, sans remords ni mauvaise conscience.

    Votre livre et ce film constituent des témoignages poignants de vérité et impérissables. Le jour où vous ne serez plus là, ce livre et ce film continueront à parler pour vous et pour toutes celles et tous ceux au nom de qui vous vous exprimez : mission accomplie !

    J’ai lu que le gouvernement suisse ne vous a pas accordé l’asile. Veuillez considérer que cette décision inhumaine n’engage que ce gouvernement. C’est injuste, honteux, écoeurant, scandaleux, inadmissible, immoral, inqualifiable et c’est grave. Mais certes pas dénué de logique : régulariser tous les gens qui le «méritent» rien que parce qu’ils le méritent, ce serait, du point de vue de ces gens-là, donner un bien mauvais exemple. La forteresse Europe n’est pas un vain mot, et en Belgique, d’où je vous écris, on ne vous aurait pas réservé un accueil différent. L’erreur à ne pas commettre, peut-être, c’est précisément d’attendre d’un gouvernement (suisse, belge, français, canadien…) ce qu’il ne peut donner.

    Le jour où vos droits à un permis de résidence, à un diplôme et à un travail seront reconnus, c’est parce que certaines règles auront enfin été respectées, ou arrachées suite à une mobilisation populaire, plutôt qu’en raison des principes de morale et d’humanité d’une institution essentiellement anonyme et insensible, sans coeur ni conscience, dont les priorités sont ailleurs. (Merci à Jean Ziegler d’expliquer tout ça si clairement.) Ces droits que vous revendiquez sont les vôtres, comme ils sont ceux de tout être humain. Il faut espérer qu’ils vous seront bientôt reconnus officiellement. Visiblement ceci demande de poursuivre la lutte. C’est sans aucun doute décourageant : pourquoi faut-il se battre pour ses droits ? J’espère que vous pourrez puiser dans ce message de soutien, bien qu’il provienne d’un inconnu, un peu d’énergie positive. En attendant d’obtenir ces papiers, dites-vous que seuls les gens qui vous soutiennent peuvent faire preuve d’humanité ; par contre, une dose de cynisme à l’égard des gouvernements me semble indiquée en la matière.

    Je vous souhaite de tout coeur de rencontrer un jour une compagne avec qui vous pourrez vivre des moments de bonheur et de paix intérieure, vous tourner vers l’avenir et réaliser votre désir d’avoir des enfants.

    Bon courage,

    Marc

  19. Monsieur Révérien Rurangwa,

    Nous sommes cinq étudiantes dans le département Carrières Sociales de l’IUT du Havre en France. Dans le cadre de notre formation, nous réalisons un projet tutoré qui consiste à concevoir, mettre en place et évaluer des actions sociales et socio-culturelles auprès d’une population tout en étant en relation avec des professionnels. Pour cela, nous avons choisi de nous interresser au génocide qui s’est déroulé au Rwanda en 1994.

    La grand public méconnait ce sujet qui a encore des répercussions actuellement. Nous souhaiterions organiser une journée de sensibilisation et d’information dans l’enceinte de notre établissement auprès d’un public étudiant.

    Étant donné votre engagement concernant les victimes de cet épisode dramatique, vos conseils et vos informations nous seraient d’une aide précieuse dans la réalisation de notre projet.
    En nous suggérant diverses associations, personnalité, bénévoles qui accepteraient de nous accompagner, puis, vous pourriez contribuer à l’enrichissement de celui-ci.
    De plus, votre soutien nous permettrait de sensibiliser un large public.

    Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions de recevoir nos sincères salutations.

    Leslie

  20. Bonjour Révérien,

    Je viens de terminer votre livre. Je voulais vous dire « Merci » pour votre courage, votre envie de vivre et votre force intérieure exemplaire.Beaucoup d’hommes sont des monstres mais il reste heureusement des gens comme vous qui nous donnent la force d’avancer,de se révolter et d’aimer la vie.Je vous soutiens de tout mon coeur.Si votre famille vous regarde d’en haut, c’est sûr, elle ne peut qu’être fière de vous.

  21. Mathieu Ferchaud

    Mathieu Ferchaud, à Neuchâtel le lundi 27 octobre 2008

    Lettre à Révérien Rurangwa.

    Bonjour Révérien,

    Je ne sais pas si je dois vous vouvoyer ou si je peux te tutoyer. Peut-être pratiquerai-je l’alternance…
    Je viens de lire votre histoire ce week-end, et la tentation de vous écrire me paraît évidente. Je vous demanderai d’abords de me pardonner pour ces choses que je vais maintenant écrire. Je vous paraitrai certainement parfois naïf, parfois prétentieux, parfois stupide… Naïf de ne pas comprendre ce que vous vivez. Certainement. Stupide ou prétentieux par mes raisonnements. C’est sûr, mais je ne peux m’empêcher de les partager.

    Avant tout: BRAVO!!! Je ne peux qu’être plein de respect devant votre courage et votre force de vivre.

    En vous lisant j’ai beaucoup réfléchi, votre histoire m’a beaucoup touché. Peut-être vais-je paraître cruel ou insensible mais ça n’est pas tant le massacre que votre combat quotidien avec vos sentiments, avec Dieu et pour le pardon qui m’a touché.
    Le pardon. Accorder votre pardon. Voilà un acte qui me parait surhumain… ou inhumain je ne sais pas trop. Il me semble impossible qu’un jour vous pardonnerez, il me semble impossible qu’un jour cette colère que vous avez en vous s’efface et disparaisse.
    Votre combat est, j’en suis persuadé le bon. Je parle du combat que vous menez pour vivre. Pardonnez moi l’image, mais: quand une soupe est trop salée on ne peut pas retirer de sel, et on ajoute de l’eau ou du miel pour l’adoucir. Il en va de même pour votre colère. Elle ne pourra jamais disparaitre. Elle est.Mais continuer à vivre, grandir, apprendre, étudier, aimer,… voilà votre miel: la vie. C’est je pense le message qu’a voulu transmettre Clarisse.

    J’ai beaucoup apprécié le message de Luc en racontant le chapitre de Caïn et Abel. C’est la première réflexion qui m’est venue lors de ma lecture, et dès les premières pages. Je me permet donc de rebondir dessus. Ce que la Bible essaie de dire, à mon avis, c’est que Dieu lorsqu’il bannit Caïn, exprime sa colère et ne la retiend pas. Mais quand il protège l’assassin des potentiels assaults d’autrui, il ne transmet pas sa propre colère. Dans ton cas, il est clair que la colère et le désir de justice ne te quitterons jamais. Je te souhaite de les adoucir au mieux grâce à la vie. Tu ne dois pas pour autant te taire. Tu dois raconter ton histoire, cette part de l’histoire récente du monde. Communique les faits, raconte les souffrances et les atrocités, exprime ta colère, mais ne la lègues pas à tes enfants. Elle se transformerait en haine. Je répète que pardonner me semble surhumain, mais laisse à tes descendants le choix de leurs sentiments. Le libre arbitre.

    Je ne crois pas en Dieu, je me dis souvent athée pratiquant. Non pas, comme toi, parce que Dieu m’a déçu, mais par choix et après quelques années de réflexion. Mes croyances s’expriment autrement: «la Vie, l’Homme, et son Libre Arbitre». Par là j’entends beaucoup de choses… mais ça n’est pas la raison de ma lettre. Je tiens à rassurer ton père adoptif. Je pense que tu crois toujours en Dieu, et même très fort. Aussi fort que ta colère contre lui est grande. Tu lui parle beaucoup. Peut-être n’as-tu plus ou en tout cas moins foi en lui (et là pardonnez moi encore la comparaison ou la métaphore) comme on a plus foi en son équipe de foot par exemple. Dans ce cas, Dieu représente le Bien qui se bat contre le Mal (Satant, le Diable…); et il a perdu une bataille. Mais je pense cette explication un peu simpliste. En tous cas, s’il a une fonction que je trouve positive dans ton histoire, c’est qu’il te permet d’avoir quelqu’un sur qui tu puisses déverser ta colère. Et exprimer tes sentiments. Bientôt peut-être tu lui demandera de l’aide, un soutien, tu le prieras ou même le remercieras pour ce qu’il t’apporteras dans le futur. L’amour partagé avec une femme et des enfants, des rires, des joies… Je sais que c’est dur, mais grâce à lui, j’ai le sentiment que tu te sens moins seul.

    Je ne pense pas t’aider beaucoup avec mes pallabres et mes réflexions personnelles, mais l’envie de t’écrire après t’avoir lu était impossible à refouler.
    Encore une fois je te demande d’excuser mon manque de compréhension de ce que tu vis, mon apparente prétention. Mais je ne prétends pas t’aider ou t’apporter quelque explication; je ne suis qu’un jeune homme à peine plus agé que toi. J’a juste eu envie de partager.

    BRAVO!!! Bravo pour tout ce que tu es en train d’accomplir, bravo pour parler, bravo pour nous faire réfléchir, bravo d’être et de vivre.

    Mathieu

  22. nyirazaninka

    Salut
    Tu es plein de succès et de fans et je pense que je peux me mettre dans ton fan club :). Je te souhaite tout le bonheur du monde.
    Je t’embrasse fort
    A bientôt
    Florence

  23. Simone-Alice

    Monsieur,

    Merci pour ce terrible et merveilleux travail de Mémoire: votre livre m’a été prêté, mais je vais m’empresser d’aller en acheter un exemplaire qui ne me quittera plus.
    Je suis née au Rwanda il y a plus de soixante ans et j’y retourne pour finir ma vie la-bas (le plus tard possible quand même); ainsi « la boucle sera bouclée ».

    Puissiez-vous trouver la paix du coeur et le bonheur dans la vie quotidienne.

    Meilleurs messages,
    Simone-Alice

  24. Cher Révérien Rurangwa,

    Je viens de lire votre livre que j’ai lu en deux jours tellement je n’en pouvais m’en détacher.

    Il y a tellement de choses que j’aimerai vous dire , mais je vais essayer de faire aussi bref que possible.

    Tout d’abord, souvent je n’arrive pas à terminer les livres que j’entame mais votre livre m’a totalement bouleversée pour toujours. Les mots utilisés, les adjectifs utilisés pour narrer votre histoire m’ont transpercé me glaçant le sang à chaque ligne. J’avais l’impression de vivre cet horreur avec vous, il n’y avait plus aucune barrière.

    Bien évidemment, je ne pourrais jamais ressentir ce que vous ressenter vraiment.

    Je peux vous dire en tous cas que j’ai 23 ans et je vis en France (à Paris), et que lorsque ce massacre s’est produit je n’avais que 9 ans et j’ignorais tout. Je vous avoue que même en classe ce génocide est à peine mentionner, donc je me suis renseigné par moi même apres sur le net, mais cet à travers votre oeuvre que je n’en ai le plus appris, et de tout mon coeur MERCI.

    Concernant le passage sur le pardon, je vous comprends amplement, comment pardonnez à des hommes un tel massacre? et surtout à des hommes qui eux mêmes ne demande aucun pardon par rapport aux fautes commises!! c’est bien trop énorme! Bien sûr si vous arrivez un jour à leur pardonnez, vous auriez un coeur le plus pur.

    J’espere de tout mon coeur que ces « hommes » ( on ne parle plus d’hommes quand ces personnes commettent des actes INHUMAINS.) paieront tout le mal qu’ils ont fait et que cette rage , que cette haine que vous avez au plus profond de vous s’atenuera.

    Je ne saurais exprimer à quel point je vous admire, ce courage que vous avez fait de vous un très grand homme à mes yeux , monsieur RURANGWA.

    J’aimerai beaucoup rentrer en contact avec vous, pour en savoir encore plus.
    Donc si vous pouviez prendre mon adresse mail cela me ferait plaisir.

    Dans le cas contraire, je vous souhaite tout le bonheur que vous mériter, de trouver la femme de votre vie et ainsi reconstruire votre propre famille.

    Encore merci pour votre oeuvre, afin de dévoiler au monde qui ferme un peu trop les yeux à mon goût!!

    Très chaleureusement,
    Jessica.

  25. Quelle horreure, je peux sentir la peur et l’angoisse qui ont du te saisir et te resteront à jamais, on n’oublie pas, on apprend à vivre avec.Barbarerie.Méchanceté .Haine.L’enfer sur terre.Oui tu es réscapé, tu t’en es certainement, à tort, senti coupable mais c’est un signe, tu dois vivre et faire vivre les tiens à travers toi.Grace à ton livre, ils ne sont pas éffacés, comme des fourmies écrasées, ils ont une mémoire, un hommage.
    Prends soin de toi comme l’a fait ta mère quand tu étais petit.

  26. aurelien et alexys

    a bientot jespere

    Nous vivons a la Chaux de fonds nous aimerions si cela te dit faire plus connaissance lors de sortie en amie ou en soirree

    Voici mon e mail

    aurelienbenoits@hotmail.fr

    bon courage

    Aurelien

  27. aurelien et alexys

    25 juillet 2008
    Bonjour Révérien

    J’ai acheter votre livre a la vue des alpes aujourd’hui je crois que je suis touché par ton histoire mais plus precisement apres avoir vu les diffrentes participation a tes emissions je me demande comment tu fait pour vivre pour travailler pour voir des gens s’amuser descendre le tobogan a la luge et garder ce sourire tout en nous lachant des phrases pour rigoler du style « double le » « attention je te vois la haut il a des radars »

    Je nai jamais je dit bien jamais lu un seul livre en entier auparavant mais je crois que apres avoir lu le debut je suis presser de revenir dans mon lit demain soir pour lire la suite, pas presser d’enthousiasme mais presser de mieux comprendre pour mieux informer pour ensuite transmettre.

    Révérien je crois que la rencontre que j’ai fait aujourd’hui ma extremement touché et me fait comprendre a quelle point la vie doit etre croquer a pleine dent comme si joliment dit dans votre dedicaces sur le livre

    Révérien Je te souhaite de reussir de vivre la vie et de rencontrer quelqun tes yeux sont plein d’amour et de gentillesse; Comment tu fait?

  28. reverien,j’ai lu votre livre il y a quelques mois déjà, je me suis toujours demandé comment un homme une femme peu vivre sans coeur sans penser à la place de l’autre avant de commettre l’irréparable l’humanité fait peur tous les jours un peu plus, des drames tous les jours pour une histoire de pouvoir de jalousie d’argent… qu’est ce que la valeur d’une vie pour nos très chers politiciens rien nous sommes rien à leurs yeux…dans mon propre entourage peu de gens sont touchés par tous ca « ca ne nous regarde pas »je suis indignée par tous ce qui se passe dans le monde de nos jours mais de ma petite personne ma propre revolte ne sert malheureusement pas à grand chose…aucune réaction de la part de qui que se soit pourtant ce n’est pas les moyens d’agir qui manquent…la bonté de l’homme peut etre tellement grande…quel gâchis…je passe de temps en temps a la vue des alpes et a chaque fois j’ai une pensée pour vous mais n’est jamais osé venir vous temoigner mon soutien meme si nous ne nous connaissons pas votre temoignage m’a enormement touchée…en meme temps un sentiment de honte car on se plaint tous de nos petits soucis du quotidien… sans avoir a l’esprit que « notre » gouvernement finance et soutien des tueries je pourrais vous écrire des pages de mon indignation face à tous ca… je vous souhaite du fond du coeur de pouvoir vous reconstruire ainsi qu’à toutes les victimes de ces actes inhumains. melissa. 

  29. Révérien, je viens de terminer votre livre, et comme vous le dites si bien concernant vos sentiments vis à vis de Luc : « aucun mot n’a encore été inventé » pour vous dire mon ressenti. Il serait d’ailleurs déplacé de vous exprimer mes sentiments par rapport à votre vécu et la façon, si délicate et pudique de le décrire, tout en ayant conscience que ce livre n’exprime qu’une infime partie de ce que vous avez pu éprouver car les mots, aussi forts soient-ils, n’exprimeront jamais TOUT. Je sais que malgré tous les aides et soutiens que vous avez autour de vous, rien ne vous fera oublier ni surmonter ce drame. Mais peut-être l’amour et l’amitié de vos proches ou moins proches, connus ou inconnus, qui bien que vous ne les connaissiez pas tous, sont là et bien là pour vous soutenir quoiqu’il arrive et apaiser votre douleur. Ces mots sont vraiment peu de choses, mais ils sont sincères et grâce à des personnes dignes comme vous, ces horreurs ne seront pas oubliées et, espérons-le de tout coeur, seront punies même si celà doit prendre encore des années. C’est tout ce que je vous souhaite. Quant à votre devenir, si je peux faire quelque chose, à mon tout petit niveau……

  30. Reverien j’ai eu l’occasion d’entendre ton témoignage et cela m’a sensiblement touché. je t’admire pour ton courage, de temoigner pour que l’on n’oublit pas,, et d’ailleurs comment oublier ? la persévérance que tu a eu jusqu’ici pour défendre tes droits ,j’espere que tu vas la conserver et obtenir ce qui t’es du ; être reconnu par le pays qui t’a accueilli. Garde espoir, nous sommes de tout coeur avec toi.

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