Big Fish

Dans tout mensonge, il existe une part de vérité. Jouons franc jeu : il m’est totalement impossible d’être calme, objectif ou dans un état mental serein requis pour l’écriture d’un commentaire cinématographique qui se voudrait neutre sur Tim Burton. Complètement déjanté, il fait partie de cette clique de réalisateurs qui, depuis Eisenstein, n’ont cessés de développer le vocabulaire et la grammaire du 7ème art. Il a compris, aux côté des Fritz Lang, Kubrick ou Welles, que le cinéma n’est pas simplement un montage de photographies superposées les unes sur les autres. Il existe un cadrage, oui, mais les interstices calés…

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Idiocracy

Lorsque le réalisateur de Beavis & Butt-head – série animée culte de MTV – se lance dans la réalisation de son deuxième film (après Office Space), on se demande si ce diable de Mike Judge va enfin s’affranchir définitivement du format court. On s’interroge sur les capacités à dépasser le pipi-caca du cinéaste. Le résultat est plutôt mitigé, à l’image de sa série phare qui, raillant la stupidité humaine et médiatique, n’en passait pas moins sur la chaîne teenager MTV. Inconsistant, emplit de contradiction, Idiocracy n’en colle pourtant pas moins de manière stupéfiante à l’évolution des moeurs et des médias,…

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Yes men, the

Parler des Yes Men, c’est parler des documentaires que nous pondent les USA depuis quelques temps, une mode qui n’est pas en passe de s’essouffler. Et ceux qui parviennent à traverser l’Atlantique partagent immanquablement la même caractéristique : gauchisant (le terme est libéral, aux USA), critiquant le système, dénonçant la pauvreté étasunienne et mondiale, rejetant le mode de gouvernement du président George W. Bush. Parler des Yes Men, c’est dans un premier temps emprunter le chemin de traverse nommé Michael Moore. Une clique de documentaristes critiques de leur propre pays s’est réunie au fil des années autour du désormais fameux…

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Godfather: Part III, the

A chaque épisode du Parrain correspond une nouvelle génération du XXe siècle : si dans le premier nous sommes dans l’après-guerre, les sixties hantent le deuxième épisode alors que dans le dernier, ce sont les années golden boys qui crèvent l’écran. A chaque nouvel épisode correspond également une génération d’acteurs : Marlon Brando (Vito Corleone) dans le premier, Al Pacino (Michaele Corleone, qui joue également dans la première partie) et Robert De Niro (Vito Corleone jeune) dans le second, et enfin Andy Garcia (Vincenzo Mancini-Corleone) dans le dernier. Enfin, ce sont trois types de violences différents qui sont abordés tout…

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Untergang

– Trop humain ! – Trop sensible ! – Trop pas assez démoniaque, pas assez représentant du diable sur Terre ! Extrait de quelques unes des critiques qui accueillirent Der Untergang, film sur les derniers jours d’Hitler, une oeuvre d’Oliver Hirschbiegel, réalisant là son troisième film. Il faut dire que parler d’Adolf Hitler n’est jamais facile, quelque soit la bonne foi dont pour être animé le réalisateur. On touche à l’une des plus grande catastrophe de l’humanité, LA guerre de tous les superlatifs. Il fallait un ennemi à la hauteur des dommages irréparables engendrés, comme si, dans tout bon film…

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Arizona Werewolf

« Cette nuit, il va se réveiller… » Je ne sais pas si ce sous-titres était destiné à informer le spectateur que toute l’équipe (réalisateur, acteurs, producteurs) avait dormi durant le tournage. Ce qui est certain a contrario, c’est qu’Arizona Werewolf est le plus mauvais film de l’histoire du cinéma. Je ne suis pas le seul à le dire, l’imdb lui donne au moment de la rédaction de ce message la position incroyable de « 23ème plus mauvais film au monde » . Le moins qu’on puisse dire, c’est que le rang obtenu est à la petitesse de la qualité du film. Ce film…

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Gremlins

Selon l’âge dont dispose le lecteur enthousiaste de cet article, le titre a de grandes chances d’évoquer un conte aussi fort que sorti des frères Grimm. Et pourtant : à l’origine, Gremlins est tout juste de la bonne série B. Des personnages peaufinés, un scénario et une ambiance sympatoche, mais de la série B malgré tout. J’en veux pour preuve l’humour décalé des monstres : les gremlins plante dans l’appendice charnu arrière des seringues, se déguisent en femelles gremlins (scène que l’on revoit dans le second opus), jouent aux cartes, s’émerveillent devant Blanche Neige et les 7 nains. Les gremlins…

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