Rear window

Get a life – Fenêtre sur cour, une critique des real TV avant l’heure Fenêtre sur cour, ou comment nous braquons les fenêtres de l’âme sur la vie d’autrui. Hitchcock, presque 50 ans avant les émissions de real TV, explore notre goût pour le voyeurisme. Un régal pour les yeux, tant le film s’est bonifié (et ce n’est pas toujours le cas pour les films du maître du suspense) avec les années. Ce n’est pas trahir l’oeuvre que de chercher à voir en elle une critique de notre façon de vivre, de la distance qui s’établissait déjà entre notre ego…

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Rich and strange

Un homme égoïste, Fred, s’ennuie dans sa vie monotone. Heureusement pour lui, le voilà qui hérite d’un paquet d’argent, ce qui lui permettra de voir du monde. La trame est simple, tout comme le film. Filmé sans beaucoup d’imagination, les scènes se succèdent dans une longueur habituelle chez Hitchcock; sauf que là, on trouve le temps long, on est peu intéressé par les découvertes (Paulo) cohelosques du héros. Il va jusqu’au bout du monde, se détachant progressivement de sa vie qui a aussi peu de couleurs que le film, et se rendra compte que ce qu’il cherchait était sous son…

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Spellbound

Une maison de fou pour présenter la psychiatrie; Hitchcock, qui s’intéresse comme un damné à cette discipline encore relativement peu connue du grand public à cette époque, et construit le film brique après brique telle une séance sur le divan. La symbolique est une merveille : de la femme débauchée (la sublissime Rhonda Fleming), jouant aux jeux de cartes et nymphomane, il passe à la psychorigide (Ingrid Bergmann), incapable d’aimer, qui est la psychiatre. L’une et l’autre sont opposées dès les premières images du film, mais Hitch ne suivra que la seconde, puisqu’après tout elle a réussi sa vie. Les…

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