Des criminels pour pacifier l’Irak

C’est bien connu, il n’y a rien de tel pour attraper un voleur, qu’engager un autre voleur. La même logique semble être en oeuvre en Irak, où comme l’explique Philippe Grangereau (sur Libération), les criminels étasuniens sont envoyés au front pour maintenir l’ordre. Comme il le rappelle justement, bien qu’à travers un raccourci un peu rapide, les bavures commises par les GI’s pourraient avoir une explication dans le pédigrée des militaires US. Les militaires sont rarement la fine fleur d’une nation, ce type de carrière n’attirant qu’au compte goutte les hommes compétents. Surtout parmi les simples soldats, où les qualités…

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President Bush was right

(extrait d’un énervement gratuit, qui fût suivit par d’autres plus longs) Je repense souvent à ce site où j’ai eu l’exquis privilège de m’empoigner avec de nombreux rédacteurs-commentateurs, qui tentaient de m’expliquer que ce faisait Bush était bien, beau, grand, et en avance sur son temps. Que je n’étais qu’un sale gaucho, que la sécurité c’est vachement important, que les médias sont tous à gauche, et que je sous-estime le danger de l’extrémisme islamique. Il n’y a guère plus grand monde, 3 ans après la guerre illégale, qui oserait dire que l’intervention US n’était pas une catastrophe. Certains proches conseillers…

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Iran et Irak, deux pays, deux destins

L’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA) a rendu aujourd’hui sa décision : renvoi du dossier nucléaire iranien devant le Conseil de sécurité de l’ONU (CS). Compromis obtenu entre les membres de l’AIEA par la promesse que le CS ne prendra de sanction coercitive avant le mois de mars 2006. Après trois ans d’inspections répétés, il semble que l’équipe d’ElBaradei se soit lassée des promesses vides de Mahmoud Ahmadinejad, le dernier président iranien. A ce propos, à tous ceux qui voyaient dans le poste de président de la république iranien un titre honorifique, sans réel pouvoir et inféodé aux Gardiens de…

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L’Irak face à la guerre civile : « je vous l’avais bien dit »

A un enfant qui, malgré les mises en garde parentales, se serait renversé la casserole d’eau bouillante sur les genoux, on lancerait un « on vous l’avais bien dit ». Dans le cas de l’Irak libéré de Saddam Hussein par les USA et pourtant en pleine guerre civile, il serait malavisé de faire montre d’un tel paternalisme. Il n’empêche : les nombreuses mises en garde des intellectuels arabes réfugiés en France, des spécialistes moyen-orientaux, des politiciens opposés à l’invasion de l’Irak, avaient été superbement balayées et dédaignées par la ‘coalition’ étasunienne. Elles se sont toutes – ou presque – aujourd’hui produites :…

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